Crystalfall

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Crystalfall est développé par CRG Studio, un studio suédois, elle regroupe des développeurs ayant travaillé sur des projets comme Path of Exile, Stellaris ou des titres de la franchise Warhammer.

Le développement a débuté en 2021 sous le nom de travail Crystals of Naramunz, avant une refonte complète et un rebranding en 2024. Le jeu sera disponible en version 1.0  le 20 mars 2026.

L’astéroïde qui a tout changé

Crystalfall plante son décor dans un univers steampunk post-apocalyptique. Un astéroïde mystérieux appelé le Nexus s’est écrasé sur la planète, la dévastant et répandant dans son sillage de puissants fragments de cristal devenus la principale source d’énergie et de pouvoir. Le monde est désormais peuplé de créatures mutantes anthropomorphes et d’automates menaçants, dans des zones dangereuses où l’espoir de survie tient à quelques éclats de minéraux.

On incarne un condamné, jeté dans les profondeurs des donjons par une organisation gouvernante toute-puissante, et amputé de sa mémoire.

La démo ne couvre que l’Acte 1, et la narration reste encore en surface. Comparé à un Path of Exile dont le l’aura s’étend sur des années de contenu, Crystalfall a encore du chemin à parcourir pour convaincre sur la profondeur de son scénario. Les quatre actes restants, promis pour l’accès anticipé, seront donc décisifs sur ce terrain.

Quand les compétences tombent comme du loot

Crystalfall s’inscrit clairement dans la lignée des grands ARPG isométriques comme Diablo 2, Path of Exile ou Last Epoch. On clique, on frappe, on loot, on construit son personnage, une formule qu’on connaît tous.

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La principale nouveauté, c’est le système de compétences lootables : les skills ne s’obtiennent pas via un arbre fixe, mais se ramassent au sol comme des items, chacun disposant de son propre arbre de progression généré de façon procédurale. À cela s’ajoute un système de personnage sans classe rigide, basé sur trois attributs principaux (Force, Dextérité, Intelligence et des donjons générés aléatoirement qui assurent une bonne variation des sessions.

Cependant, le rythme du jeu souffre d’un vrai déséquilibre, les mécaniques sont mal introduites et la traduction française, encore incomplète et approximative, rend la prise en main difficile en début de partie — au point qu’il vaut mieux opter directement pour la version anglaise.

Quand le steampunk rencontre l’art déco

Crystalfall a subi une transformation visuelle notable depuis ses origines, le style coloré et cartoon initial a laissé place à une direction artistique plus sombre, mêlant steampunk et art déco. Le résultat est cohérent et lisible, avec des environnements post-apocalyptiques qui ont du caractère.

Sur PC, le jeu reste accessible à un large parc de machines : les configurations minimales demandent une GTX 970 et 4 Go de RAM, tandis que les recommandées se contentent d’une GTX 1050 Ti et 16 Go de RAM sous Windows 11. Les performances sont stables, même avec un écran chargé d’ennemis.

Toutefois, on peut relever un manque de finition dans les plans d’arrière-fond en 2D, qui peuvent paraître datés. Les animations sont assez simplistes et certaines textures ont du mal à s’afficher correctement.

Une ambiance qui pose le décor

L’ambiance steampunk est bien restituée : fracas métalliques, bourdonnements d’armes enchantées, grognements de mutants et rumeurs de machineries à vapeur contribuent à l’immersion dans ce monde en ruines. Le design sonore des combats est propre et satisfaisant.

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La bande originale se tient dans un registre sombre et atmosphérique, cohérent avec le reste de l’identité du jeu. Elle accompagne l’action sans jamais vraiment chercher à s’en détacher.

Un cristal qui mérite d’être taillé

Crystalfall est un ARPG prometteur, porté par des idées solides : un système de compétences lootables original, un univers steampunk post-apocalyptique cohérent et une équipe qui maîtrise les codes du genre. Quelques points restent cependant à peaufiner, le début de partie manque de rythme, certaines explications gagneraient à être simplifiées, et la traduction française n’est pas encore finalisée.

Les fondations sont là pour séduire les amateurs du genre, mais le potentiel de Crystalfall dépendra de la capacité de CRG Studio à tenir ses promesses, les cinq actes de campagne, l’endgame et le multijoueur. L’éclat final reste à polir, mais le jeu mérite clairement le détour.

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