Monday Syndrome

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Graphisme7
Animation7.2
Gameplay7.6
Bande-Son7
Intérêt7.5
7.3

Monday Syndrome est développé par Hyesmo, un créateur indépendant solo qui a visiblement un compte à régler avec ses lundis matin. Le jeu est co-publié par Blackburne Games Studio FZ LLC et Brightika, Inc., Cette dernière étant une société d’abord spécialisée dans le mobile, qui opère depuis peu une transition vers le jeu PC et console. Le jeu est disponible sur Steam

Un lundi qui ne finit jamais

Dans Monday Syndrome, on incarne un stagiaire piégé dans une tour de bureaux infernale, condamné à gravir ses étages à l’infini. Les collègues ont cédé la place à des démons en costume-cravate, la DRH est un boss de niveau à part entière, et le grand tyran corporatiste attend quelque part plus haut. On se retrouve dans une satire mordante du monde de l’entreprise, où chaque promotion est en réalité une malédiction supplémentaire.

À l’agrafeuse, citoyens

Monday Syndrome se présente comme un droguerie d’action vue de dessus style Hôtel Miami. Pour survivre dans cet enfer bureaucratique, on trouvera des fournitures de bureau détournées en instruments de destruction : shotgun à agrafes, grenade-cafetière, coupe-papiers létaux.

Le jeu propose des mécaniques variées comme des améliorations puissantes qui s’accompagnent systématiquement de contreparties, forçant le joueur à s’adapter à chaque run. On choisit sa profession en début de partie, ce qui influe sur le style de jeu, et un arbre de compétences offre une personnalisation supplémentaire. La destruction de l’environnement apporte un plaisir coupable qui nous donne envie de réaliser quand on passe une mauvaise journée au travail.

Le jeu est annoncé en français sur Steam mais ce n’est pas le cas en jeu, on peut jouer à la manette mais les menus étant étudiés pour être utilisés avec une souris, le curseur souris à la manette marche une fois sur 5.

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Des locaux qui ont du cachet

Monday Syndrome adopte un style illustré fait main, volontairement exagéré, en accord avec la tonalité satirique de l’ensemble. Le développeur a eu recours à l’IA uniquement pour générer des ébauches de décors, le rendu final ayant été entièrement redessiné à la main pour conserver une identité artistique cohérente et directement annoncé sur la page Steam du jeu. Les environnements de bureau sont lisibles, le design des ennemis démoniaques colle bien au délire corporate assumé, et la destruction de l’environnement est visuellement satisfaisante.

Les effets visuels peuvent devenir trop chargés par moments, notamment lors des phases de bonus ou des animations entre les salles au point de nuire à la lisibilité de l’action. Mais l’ensemble est cohérent et identifiable.

Le jeu ne demande pas une grosse machine pour fonctionner, que ce soit PC portable, Surface, ou même une machine portable style Rog ally, cela tournera sans soucis dessus.

Une BO pour survivre au bureau

Les effets sonores de combat, coups, explosions de mobilier, cris démoniaques accompagnent efficacement le rythme effréné des affrontements. La musique appuie le sentiment d’urgence permanente et le côté absurde de la situation sans jamais s’imposer, ce qui convient au format roguelike, on rejoue souvent les mêmes séquences, et une bande-son trop présente deviendrait vite pesante.

Ce lundi-là, on n’appuie pas sur snooze

Monday Syndrome est un roguelike indé qui offre une expérience rapide, sarcastique et défoulante pour moins de 10 euros. Le développeur Hyesmo a su construire un concept cohérent de bout en bout, du scénario à l’habillage visuel, avec une identité assumée et un humour qui fonctionne.

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Mais le jeu souffre d’un manque de contenu sur la durée, la répétitivité, une IA perfectible et quelques maladresses techniques trahissent son origine solo. Le jeu nous propose ce que l’on recherche, un moment amusant, un humour décalé assumé et un bon plaisir de jeu.

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