Ruffy and the Riverside

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Graphisme8
Animation8.2
Gameplay8
Bande-Son7.7
Intérêt8
8

Ruffy and the Riverside, développé par Zockrates Laboratories, aura nécessité plus de 7 ans de développement. Et édité par Phiphen Games. Le titre est disponible sur PC, PlayStation 5, Nintendo Switch et Xbox Series X|S depuis le 26 juin 2025.

Ruffy, l’ours que le destin a mis dans le courant

Ruffy, un petit ours, doit empêcher le maléfique Groll de détruire le Noyau de monde et de plonger Riverside dans le chaos. Il sera accompagné de Pip l’abeille sarcastique (qui lui sert aussi de deltaplane), Sir Eddler la taupe aventurière, et Silya la sage tortue.

Au départ du projet, Ruffy n’était pas du tout prévu pour être le héros. Il n’était qu’un personnage non-joueur hostile, une bête sauvage qui surgissait des bois. Les développeurs en sont tombés amoureux au fil du travail sur ses animations, et il s’est retrouvé promu rôle principal presque par accident.

Le scénario ne cherche pas grand-chose, on reste sur un hommage des classiques d’époque 80-90 où l’histoire allait à un but essentiel pour justifier l’existence du jeu, parfois les plus courtes sont les meilleures comme on dit, pour un jeu de ce style cela suffit et on s’amuse.

Troc, stock et deux coups de poing

Ruffy peut copier la texture ou la propriété d’un élément du décor que ce soit de la lave, de l’eau, du bois, de la glace, de la pierre ou du métal pour l’appliquer à un autre objet. La mécanique est vraiment intuitive et s’apprend rapidement en jeu, et elle en devient vraiment amusante pour un jeu de plateforme, transformer un sol en trampoline ou encore en une surface glissante.

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Cependant, le TROC est innovant mais aussi la limite technique du jeu. Le level design oriente souvent vers une seule solution prévue par les développeurs, ce qui bride la liberté d’expérimentation. Je m’attendais à pouvoir tester plusieurs approches ; en pratique, le jeu cherche surtout à ce qu’on trouve LA bonne réponse.

Sur la durée, les situations finissent par se ressembler, et une certaine répétitivité s’installe dans le dernier tiers de l’aventure.

En dehors du TROC, le gameplay repose sur un saut, un planeur avec Pip, la course et un coup de poing qui règle tous les combats en un échange. Les affrontements n’ont aucune profondeur, et il n’y a pas de courbe de difficulté notable. Le jeu reste accessible à tous, y compris aux plus jeunes, c’est assumé, et honnêtement ce n’est pas un défaut contraignant. Le monde ouvert est découpé en 7 régions et propose de nombreux objets à collecter, ce qui rallonge l’aventure à une douzaine d’heures.

Peint à la main

Les personnages sont des sprites dessinés à la main en 2D, animés image par image, tandis que les décors sont rendus en 3D stylisée. Le mélange rappelle Paper Mario ou Yoshi’s Crafted World, mais avec une approche encore plus artisanale : chaque texture, chaque objet, chaque carte de l’inventaire est dessinée à la main.

Sur Xbox Series X, le jeu tourne sans accroc notable. Le titre est optimisé pour la console, les temps de chargement restent contenus, et l’ensemble tourne à 60 images par seconde de façon stable. Les 7 régions proposent des environnements variés avec des palettes de couleurs cohérentes qui donnent une vraie unité visuelle à l’ensemble.

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Il y a toutefois quelques irrégularités de caméra dans les espaces resserrés, où elle peine parfois à suivre les déplacements, la bonne caméra des jeux de l’époque, un être vivant à part entier.

Des notes qui coulent comme un fleuve… tranquille

L’ensemble de la BO propose une trentaine de pistes, allant des airs de ville médiévale à des morceaux jazzy, en passant par des ambiances de forêt ou de donjon. Le ton est toujours en accord avec l’univers du jeu : léger, simple et coloré.

Les effets sonores sont, eux, fonctionnels et cohérents. Le son du TROC est immédiatement reconnaissable. Le jeu est traduit en français pour qu’il soit accessible au plus grand nombre.

Au bout du courant

Ruffy and the Riverside est un platformer indépendant fait avec de la passion. Sept ans de développement par une équipe d’artistes, et ça se voit dans chaque sprite dessiné à la main, dans chaque texture, dans la générosité de son monde ouvert. Il s’inscrit dans la lignée des grands platformers 3D des années N64 et PS1, Banjo, Crash Bandicoot, Mario 64, en apportant sa propre mécanique qui le distingue de la masse.

Le jeu a néanmoins ses limites, un TROC qui manque de liberté sur la durée, des combats anecdotiques et une bande-son simpliste. C’est une petite expérience qui s’adresse aux joueurs, qu’ils soient jeunes ou plus âgés, une aventure légère, colorée, pleine de secrets à dénicher et de personnages sympathiques. Riverside est une destination qui vaut clairement le détour et nous donne un platformer plein de charme.

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