The Stairwell

Dans la grande famille des jeux d’anomalies à la première personne, difficile de ne pas penser immédiatement à The Exit 8 ou encore à Platform 8. The Stairwell s’inscrit clairement dans cette lignée, en reprenant une formule simple mais terriblement efficace : observer, mémoriser… et survivre à ses propres erreurs.
Le principe est limpide. Vous progressez étage après étage dans une cage d’escalier, avec une seule question en tête : y a-t-il une anomalie ou non ? Si vous n’en détectez aucune, vous continuez votre ascension. En revanche, si quelque chose vous semble anormal, il faut immédiatement faire demi-tour. La moindre erreur est sanctionnée sans pitié, avec une chute de plusieurs étages, ce qui instaure une tension permanente malgré la simplicité du concept.
Visuellement, le jeu s’en sort plutôt bien avec une réalisation propre et une finesse appréciable dans les détails. Certains éléments sont volontairement mis en avant pour troubler le joueur et semer le doute. Cependant, cette qualité s’accompagne d’une certaine austérité. L’environnement est très épuré, presque vide, ce qui peut renforcer l’ambiance mais aussi accentuer une sensation de répétition sur la durée.

Tout repose ici sur votre sens de l’observation. Une porte qui change de position, une lumière différente, un objet déplacé ou subtilement modifié… Le jeu vous pousse à remettre en question votre mémoire en permanence, ce qui devient rapidement aussi stressant que captivant. Cette mécanique minimaliste fonctionne étonnamment bien et parvient à maintenir l’attention sans artifices superflus.
Comme on peut s’y attendre dans ce type de production, quelques jumpscares viennent ponctuer l’aventure. Ils restent assez classiques, mais suffisamment efficaces pour relancer la tension et surprendre le joueur au bon moment, sans tomber dans l’excès.

L’un des points forts du jeu réside dans sa rejouabilité. Le nombre d’anomalies à découvrir est conséquent, ce qui incite à relancer plusieurs parties pour tenter de toutes les identifier. Chaque session devient alors un mélange d’apprentissage, de mémoire et de vigilance accrue.

Au final, The Stairwell propose une expérience simple, directe et efficace. C’est un jeu “popcorn” dans le bon sens du terme, que l’on lance pour une courte session mais qui peut facilement s’étirer tant le concept est accrocheur. Sans révolutionner le genre, il en maîtrise les codes et offre un moment très sympathique, surtout si l’on est déjà amateur de ce type d’expérience.




