Ultimate Grandma Simulator

Il faut une certaine audace pour appeler son studio We Don’t Have A Studio et sortir un jeu. C’est pourtant le pari de Circo et PlumPointTwo, deux développeurs indépendants basés à Hong Kong, en Chine, dont Ultimate Grandma Simulator constitue le tout premier titre, lancé sur Steam le 2 décembre 2025. C’est parti pour une aventure déjantée du 3ème âge.
Une mamie dans la ville
Mamie apprend que son petit-fils Tommy a mystérieusement disparu. Sans hésiter, elle enfile ses chaussons et quitte le confort de sa maison pour le retrouver dans la grande ville.
La progression se décline en 12 niveaux aux ambiances, il faut le reconnaître… inventives comme une cantine scolaire en pleine guerre alimentaire et encore, il y a pire. Le jeu ne se prend jamais au sérieux, c’est totalement assumé.

Un jeu fait avec les pieds
On contrôle chaque jambe de Mamie indépendamment avec les touches A et D, tout en gérant une jauge d’énergie et une jauge de souffle. Car oui, elle oublie de respirer et la touche W est dédiée à cette fonction vitale, car Mamie n’est plus toute jeune hein. S’ajoutent à cela la touche S pour cligner des yeux, et le clic gauche pour parer les projectiles comme les frisbees, bombes et autres joyeusetés lancés par des passants peu respectueux des aînés.

Le jeu souffre d’un problème de collision qui peut rapidement agacer. On heurte parfois des meubles ou des objets qui semblent hors de portée, ce qui expédie Mamie à terre et retour à la case checkpoint. Combiné à des respawns parfois reculés qui font passer les crises de reprise de souffle de Mamie pour de la facilité….
Le jeu ne semble pas adapté à la manette car cette dernière n’est pas reconnue, sachant que je n’ai aucun souci pour d’autres jeux sur Steam, assez étrange.

Mamie se refait une beauté
Le jeu adopte un style cartoon coloré et simpliste au milieu de ce monde de brutes qui veulent faire la peau à mamie. Les animations associées au moteur physique collent parfaitement pour donner cet effet comique assumé par le jeu. On prend presque plaisir à la voir s’écrouler, pour peu que ce ne soit pas à cause d’un bug de collision, oui je sais c’est méchant mais ……
Les environnements sont variés. Chaque niveau a son identité visuelle propre. Le jeu est simple et c’est ce qui en fait sa force, cela permet à n’importe quelle configuration de profiter du jeu, que ce soit une machine modeste à un pc surpuissant ou une machine nomade. On aurait simplement apprécié un peu plus de vie dans les décors de fond avec quelques passants supplémentaires, des arrière-plans plus animés pour donner un peu plus de vie et d’humour déjà bien présente.
Le jeu n’est pas traduit en français, honnêtement ce n’est pas handicapant pour ce jeu mais quelques lignes pour ceux sensibles à la langue de Shakespeare auraient été les bienvenues.

Oh mamie Blues
La musique d’ambiance est légère, dans un registre joyeux et légèrement loufoque, bien accordée avec l’univers sans jamais s’imposer, parfois la sobriété est une force et non une faiblesse, ce qui est le cas ici.
Les effets sonores, eux, contribuent réellement à l’expérience comique. Les bruits de pas de Mamie, ses grognements d’effort, ses soupirs quand elle trébuche, tout cela est soigné et ajoute de la personnalité à notre protagoniste. Le sound design est au service du jeu. Sur le long terme la bande son montre ses faiblesses, un peu plus de punch aurait été la bienvenue pour apporter une touche d’humour supplémentaire.

Mamie, approuve ?
Ultimate Grandma Simulator est un jeu absurde, frustrant et drôle au possible, un peu dommage que du texte français ne soit pas présent.
Les problèmes de collision créent des moments d’injustice frustrante, et la bande-son manque de personnalité sur la durée, mais nous avons un gameplay original, une progression satisfaisante, de l’humour bien dosé, 12 niveaux variés et une Grandma qui ne manque pas de caractère.
Pour un premier jeu, c’est réussi.




