The Bearer & The Last Flame

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Graphisme6.6
Animation6.5
Gameplay7
Bande-Son7.5
Intérêt6.6
6.8

The Bearer & The Last Flame vient de l’idée de Javier Castilla, développeur solo espagnol qui a présenté son projet lors d’une conférence en Espagne en 2024, en assumant ses références de soulslike à la manière de FromSoftware. C’est l’éditeur Meridiem Games S.L., basé en Espagne, qui assure la distribution du titre sur les marchés européens. Le jeu est disponible depuis le 6 mars 2026 sur PS5 et PC via Steam. Jetons nous dans Hyperborea pour voir si ce monde nous captivera.

Dans les ténèbres d’Hyperborea

L’histoire se déroule dans Hyperborea, un monde en décrépitude où la lumière a presque entièrement disparu. On incarne Le porteur, chargé de transporter la Dernière Flamme à travers cinq royaumes corrompus. Le jeu adopte la narration fragmentée propre au soulslike, pas de cinématiques en abondance, quelques descriptions d’objets, de rares PNJ, et des environnements qui sont censés parler d’eux-mêmes. Le problème, c’est qu’Hyperborea ne parvient pas vraiment à raconter grand-chose. Les décors fonctionnent comme les ruines, châteaux, grottes obscures, mais les fils narratifs restent trop minces pour qu’on s’attache au monde ou à son histoire. On traverse les zones par habitude du genre plus que par curiosité pour le lore. Ce qui est le point fort des jeux From Software est ici son point faible qui ne captive pas.

Esquiver ou périr

Le système de combat repose sur les trois options classiques du genre, le corps à corps avec différentes classes d’armes, les attaques à distance via l’arc, et la magie. Chaque approche a ses compromis, les animations d’attaque manquent de fluidité, ce qui complique la lecture des échanges face aux ennemis les plus rapides. La gestion de la stamina est présente, les patterns ennemis sont lisibles, mais le ressenti global reste en deçà de ce que le genre propose habituellement. Le catalogue de plus de 200 armes est une donnée qui surprend pour un projet de cette taille, et il encourage à tester des builds variés. La progression reste honnête, la difficulté correctement dosée dans l’ensemble, même si les checkpoints parfois sont trop espacés et peuvent agacer après certaines morts imprévues.

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Lumières et ombres

Sur PC, la configuration minimale requise est notable : GTX 1080 ou RX Vega 64, 16 Go de RAM, 60 Go de stockage sous DirectX 12. Le moteur joue sur les contrastes lumière/obscurité avec une cohérence visuelle correcte, les éclairages tamisés, les torches et l’effet de la Flamme soutiennent bien l’ambiance voulue. En revanche, les textures secondaires et certains modèles de personnages trahissent le budget serré du projet, et les animations des ennemis restent basiques. Sur une configuration moyenne, le jeu tourne de façon stable à 1080p/60fps avec quelques micro-saccades ponctuelles en transitions, mais à plus haute résolution le jeu est assez instable par moment au niveau des ressources. Aucune option DLSS, FSR ou paramètre graphique avancé n’est proposé, un peu dommage pour les joueurs qui aiment s’amuser avec les options graphiques pour tester leur machine.

La flamme a une voix

Des nappes orchestrales en exploration, des compositions plus rythmées lors des combats de boss, la musique s’adapte aux situations sans chercher à se mettre en avant. Elle contribue à entretenir la tension. Les effets sonores comme les impacts, grognements, sons d’environnement sont cohérents et bien rendus pour renforcer l’impression. Le jeu n’a pas de doublage français mais est au moins traduit pour les textes et l’interface.

La flamme brûle, mais ne jaillit pas encore

The Bearer & The Last Flame est développé par une seule personne, et ça se ressent dans le bon comme dans le mauvais sens. Le jeu pose des bases solides, cinq zones, plus de 200 armes, une progression correcte, et une atmosphère cohérente. Mais les animations encore rigides, les textures inégales, le Lore trop discret et l’absence d’options graphiques avancées sont des points qui freinent l’expérience. Cela reste un début prometteur dans la scène des Souls indépendants, espérons que le développeur arrivera à peaufiner son œuvre pour toucher un plus grand nombre.

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