THE NEWZEALAND STORY: Untold Adventure

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Graphisme7.5
Animation7
Gameplay7.5
Bande-Son7
Intérêt7
7.2

Bitobit est un studio indépendant italien relativement récent, à la fois développeur et éditeur de ce projet. C’est sous licence officielle Taito qu’il s’est vu confier la remise au goût du jour de The NewZealand Story, un jeu de plateforme sorti en borne d’arcade en 1988 qui avait su s’imposer dans son genre.

Le jeu avait ensuite été porté sur une douzaine de plateformes : Amiga, Atari ST, PC Engine, Mega Drive, Master System, NES, et plus récemment Nintendo Switch 2 et PlayStation 4. Autant dire que Tiki le kiwi avait eu le temps de marquer les joueurs des années 80 et 90. Près de 38 ans plus tard, c’est donc Bitobit qui endosse la responsabilité de lui offrir une seconde vie sur PC via Steam.

Tiki à la Rescousse

Tiki, un petit kiwi de Nouvelle-Zélande, doit sauver ses amis dont sa compagne Phee-Phee capturés par le Morse, l’antagoniste emblématique de la série. Le prétexte narratif est minimaliste, fidèle à la tradition des jeux d’arcade des années 80, où l’histoire tenait souvent en quelques lignes sur la jaquette.

Bitobit ajoute néanmoins du contenu inédit : un nouveau monde inspiré du district de Kaikōura, sur l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande, qui apporte 4 niveaux supplémentaires ainsi qu’un boss original baptisé Wormageddon.

Entre Ciel, Arc et Bugs

Le jeu conserve fidèlement les mécaniques d’origine. Tiki se déplace, saute, tire avec son arc, collecte des bonus et des fruits (qui rapportent des points), et peut s’emparer des véhicules volants abandonnés par les ennemis pour naviguer dans des niveaux à la structure verticale et labyrinthique. Cette exploration verticale était l’une des originalités du titre en 1988, et elle reste encore aujourd’hui ce qui distingue la série de ses contemporains.

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Bitobit a ajouté 2 mécaniques importantes pour moderniser l’expérience : un système de 3 cœurs pour les points de vie et la possibilité de continuer après un game over, à la manière des Mario depuis Super Mario World. Ces 2 ajouts rendent le jeu bien plus abordable que l’arcade original, réputé pour sa difficulté élevée et sa capacité à vider les poches des joueurs de l’époque.

Les contrôles de Tiki héritent directement de l’original, la prise en main est lourde et peu réactive. Certains niveaux comportent des bugs de collision qui font réagir  Tiki d’une façon étrange et le décale sur la carte.

Un Lifting simpliste

Bitobit a opté pour une approche de refonte cosmétique avec de nouveaux sprites 2D redessinés qui sont superposés sur le moteur et la structure de niveaux d’origine, sans que l’architecture du jeu ne soit réellement retravaillée. La comparaison avec Wonder Boy : The Dragon’s Trap de Lizardcube s’impose naturellement. Ce studio avait proposé une refonte graphique animée à la main, avec la possibilité de basculer en temps réel entre les anciens et les nouveaux visuels. Le résultat dégageait une personnalité artistique cohérente. Untold Adventure ne joue pas dans la même cour mais reste coloré et mignon.

Le point faible le plus visible concerne l’animation. De nombreux sprites ennemis sont quasi-statiques, et les décors de fond manquent de profondeur et de dynamisme. Tiki lui-même bénéficie d’un peu plus de travail sur ce point que les autres personnages, mais l’ensemble donne l’impression d’une mise à jour réalisée avec des moyens limités. Le résultat ne ressemble ni à un jeu rétro assumé, ni à un remake moderne convaincant. Sur le plan technique en revanche, le jeu tournera sur des machines modestes sans difficultés. À noter également que l’interface n’est pas disponible en français.

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L’Oreille en Vacances

La bande-son de Untold Adventure adopte le même parti pris que le reste du jeu : rester dans l’esprit de l’original. Les musiques sont légères, entraînantes, avec ce caractère cyclique et entêtant propre aux bornes d’arcade des années 80.

On pense évidemment à l’héritage de ZUNTATA, dont les compositions rythmées ont marqué les productions Taito de cette période, à qui l’on doit également les bandes-son de Bubble Bobble, Darius ou Rastan. On reste vraiment dans l’esprit arcade du jeu original.

Kiwi Mi-Cuit

THE NEWZEALAND STORY : Untold Adventure est un remake aux intentions respectables mais à l’exécution inégale. Bitobit a eu la bonne idée d’assouplir la difficulté, d’ajouter du contenu inédit avec le monde de Kaikōura et de travailler sous licence officielle Taito. La structure de jeu originale, ses niveaux verticaux labyrinthiques, ses véhicules volants à récupérer, ses bonus à collecter, l’expérience est préservée et reste amusante pour les amateurs de plateforme arcade classique et pour ceux qui cherchent un jeu tout mignon et coloré.

Mais des bugs techniques persistants, des animations insuffisantes et un parti pris graphique en demi-teinte font que le jeu peine à convaincre pleinement en 2026. On aurait attendu un soin plus important dans les finitions pour un titre commercialisé à 19,99 €. Untold Adventure s’adresse avant tout aux nostalgiques de la licence, prêts à accepter les imperfections en échange d’un retour dans les niveaux colorés du petit Kiwi.

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