Here Comes The Swarm

CableHook Games est un studio indépendant basé à Breda, aux Pays-Bas avec un développement mené sans éditeur tiers, CableHook Games assurant lui-même la publication.
Le jeu est officiellement entré en Accès Anticipé le 5 mars 2026, avec une période de développement estimée à environ 1 an avant la sortie définitive. Le titre proposé aujourd’hui est fonctionnel et jouable, mais c’est un travail en cours et nous allons voir ce qu’il propose actuellement.
Bienvenue sur Ulora
Here Comes The Swarm pose son décor sur Ulora, une planète presque entièrement annexée par la Nuée, une entité alien à intelligence collective qui a transformé le monde en territoire hostile. L’humanité y est réduite à ses derniers retranchements. On incarne le chef de ce bastion de survie, avec pour objectif de tenir, de s’étendre, puis de contre-attaquer jusqu’à frapper la Nuée à sa source.
Actuellement, le scénario reste très très sobre et simpliste au possible, le cœur du développement n’est pas à ce stade pour les développeurs mais ces derniers évoquent une expansion de l’univers d’Ulora dans leurs futures mises à jour, pour l’instant, on joue plus pour survivre que pour comprendre.

Construire, gérer, et ne jamais baisser la garde
Le jeu est un RTS de survie par vagues, dans la lignée de They Are Billions ou Age of Darkness: Final Stand. On construit une base, on gère les ressources primaires : bois, rubis de sang, gaz et pierre, on entraîne des unités et on érige des fortifications. Nous avons aussi la gestion de la population avec un système de nourriture à gérer.
À tout moment, on peut figer le temps pour planifier constructions, déplacements d’unités ou repositionnements, un excellent moyen pour les joueurs assez novices de gérer le stress de la gestion en temps réel. Les vagues restent massives, et des ennemis spéciaux peuvent prendre de court même les stratèges préparés.

Le jeu propose 3 modes de jeu. L’Escarmouche constitue le mode principal : une carte générée procéduralement, des vagues crescendo, un objectif de survie classique. Le mode Expédition ajoute une couche roguelite : on progresse sur une carte en sélectionnant des bénédictions et en subissant des fardeaux, chaque choix reconfigurant la session. Le mode Sans Fin est quant à lui confirmé pour une mise à jour post-lancement. Les 2 premiers modes offrent d’ores et déjà une expérience consistante.
L’aspect stratégique passe également par le système Arcane avec des nœuds d’essences a débloquer au fil des parties qui permettent de personnaliser son style de jeu. Au lancement, 2 divinités sont disponibles et une 3ème divinité est prévue pour le 3ème mois de l’Accès Anticipé, accompagnée d’une extension de l’arbre de compétences. La feuille de route des 3 premiers mois détaille également un système de chargement d’Arcanum au 1er mois, de nouvelles unités au 2ème mois. En l’état, la variété est suffisante pour les premières dizaines d’heures, mais les joueurs les plus investis en percevront les limites assez rapidement.

Des milliers de pattes à l’écran
Here Comes The Swarm adopte une vue isométrique avec un style artistique propre et lisible. La direction artistique n’est pas particulièrement marquante, mais le travail est soigné, les unités se distinguent bien, les bâtiments sont identifiables, et les vagues ennemies restent visuellement compréhensibles même quand plusieurs milliers d’entités envahissent l’écran en simultané.
Côté performances, les configurations requises sont accessibles. En configuration minimale : un Intel Core i5-4670K ou AMD FX-6300, une GeForce GTX 1060 ou Radeon RX 570, et 8 Go de RAM. En configuration recommandée : un Core i7-6700K / Ryzen 5 1500X, une GTX 1080 ou RX 5700 XT, avec toujours 8 Go de RAM. Le jeu tourne sans difficulté sur des configurations de milieu de gamme, même entrée de gamme. Des bugs subsistent en cette phase initiale, avec des soucis graphiques, bug de comportement unités alliées ou ennemis, des drops de framerate aléatoires.

Le bourdonnement avant la tempête
Les compositions s’appuient sur des nappes sonores sombres et des percussions progressives, bien intégrées à l’atmosphère de siège permanent que génère le jeu. L’OST fait son travail en session, sans s’imposer comme une partition mémorable en dehors du jeu.
Les effets sonores participent efficacement à la pression ambiante, le bruit de masse d’une vague de plusieurs milliers d’ennemis en approche est perceptible et renforce l’urgence des décisions. Sur le plan de la localisation, le jeu est entièrement doublé en anglais, l’interface est traduite en français mais par moment le jeu revient à la langue anglaise (ca m’est arrivé 2 fois), un soucis qui peut être corrigé via un patch.

La reine n’est pas encore tombée, mais la ruche est solide
En l’état de son Accès Anticipé, Here Comes The Swarm est un RTS de survie par vagues cohérent et engageant, porté par 7 ans de développement d’une équipe néerlandaise passionnée. La pause tactique, le système Arcane et le mode Expédition roguelite lui confèrent un gameplay efficace. La feuille de route des prochains mois est structurée et crédible.
Les limites sont celles de sa phase de développement : 2 divinités pour l’instant, un mode Sans Fin encore absent, un scénario peu développé, et des bugs à corriger. Le jeu a de quoi satisfaire les amateurs du genre mais il faudra attendre d’en voir plus, c’est un départ intriguant.




