Beyond Good & Evil 20th Anniversary Edition

C’est le 20ème anniversaire de Beyond Good and Evil. Cela fait donc 20 ans qu’on attend sa suite que la fin du premier nous promettait. J’imaginais alors ne devoir qu’attendre que deux ou trois ans pour jouer à la suite du chef d’oeuvre de Michel Ancel.
A la place de cela, je me retrouve donc une fois de plus devant le devoir d’écrire un test de ce jeu que j’ai déjà testé à l’époque sur Gamecube et sur Xbox. Alors non, je ne vais pas écrire un nouveau test. J’ai déjà fait l’exercice par deux fois dans le passé. Je vais plutôt écrire un hommage, une lettre d’amour à l’un des jeux qui a le plus marqué ma vie de joueur encore aujourd’hui. Il fait partie de mon top 10. Et j’avoie que lorsque je le relance, le voir si beau avec son HDR, si net avec sa 4K, si propre en fait avec ses 60 images par seconde, je suis vraiment fier de lui. La narration nous emporte direct. L’ambiance science-fiction et sa fantaisie qui rappellent des héros de nos dessins animés d’enfance et qui n’ont rien à envier à Disney me transporte complètement. Pour sûr, Michel Ancel est un génie comme on en fait plus.
Il y a jusque dans le nom du jeu une cohérence magnifique, Ce jeu n’est pas un puzzle que l’on assemble, il fait « un » Le design character est splendide, le doublage est dingue, les musiques sont exceptionnelles. Et quand j’y pense, il est utile d’en toucher deux mots à la jeune génération qui n’a peut-être pas connu ce titre à l’époque qui s’est d’ailleurs commercialement vautré alors que la presse était unanime. Il faut dire que positionner le jeu en mid price dès sa sortie a sans doute était une erreur fatale incitant le consommateur à la méfiance. Et pourtant, Beyond Good and Evil fait partie de ces jeux qui propose un grand nombre d’expériences de jeu, relançant à tout moment l’intérêt avec fraîcheur.
Beat-them-all, infiltration, course en hovercraft, shoot-them-up, mini-jeux, puzzles sont au programme dans ce titre très bien écrit, très bien doublé, plein de surprises, bien équilibré, mais qui possède aussi quelques éléments un peu daté. C’est sur que l’intelligence artificielle est d’une autre époque. Il est vrai que les stages sont assez courts. Ou plus exactement, il y a des loadings d’une zone à l’autre qui auraient pu franchement être optimisés. L’écran d’accueil reçoit un temps de chargement démesuré… Il est vrai que la modélisation a un peu vieilli mais l’aspect cartoon fait que cela reste très correct. Le jeu a néanmoins été amélioré en terme de résolution, d’effets d’éclairage. Les environnements de Hillys bénéficient de plus de détails même si on reconnaît grandement l’esthétique originale. Le HDR fait aussi des merveilles.
Jade est une reporter et sa mission est de ramener des scoops en prenant en photo des preuves que le journal d’Iris, la résistance locale qui veut dénoncer les sections Alpha. Vous pourrez aussi, comme dans Pokemon Snap, photographier la faune locale afin de débloquer des récompenses.
Pour moi, il y a quand même un défaut ou un bug avec ce titre qui est assez incompréhensible, c’est le Quick Resume qui est vraiment mal digéré par le logiciel. Si vous quittez le jeu et que vous jouez à autre chose puis que vous y revenez, je vous recommande de quitter et de rebooter complètement le jeu car le framerate devient insupportable. Du genre 10 images par seconde, voire moins. De là à penser que les développeurs ont créé un émulateur qui supporte mal le Quick Resume, il n’y a qu’un pas.
A part cela, j’ai donc terminé une fois de plus ce titre très en avance sur son temps, d’une richesse absolue, bourré de gameplays bien différents. L’histoire est captivante et percutante. Le level design doit certainement encore servir d’exemple aujourd’hui. Les musiques sont uniques, les doublages très caricaturaux nous ramènent avant la trop bienpensante époque que nous vivons, forçant même Ubisoft à s’excuser en préambule, se justifiant qu’il s’agit un jeu d’époque… La bonne époque, donc, qui a permis à ce titre d’obtenir le statut de jeu culte qu’on ne lui enlèvera plus jamais. Définitivement, cette licence mérite une suite, elle doit continuer à vivre.