Tales of Berseria Remastered

77
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Graphisme7.2
Animation7.4
Gameplay8.5
Bande-Son9
Intérêt8
8

Près d’une décennie après sa sortie initiale, Bandai Namco s’associe au studio tri-Crescendo pour ramener sur le devant de la scène un opus marquant de la franchise, Tales of Berseria, sous l’étiquette « Remastered ». Le titre original était un jeu « cross-gen » au Japon, pensé pour la PlayStation 3 et la PlayStation 4. Aujourd’hui, on retrouve ce JRPG d’action sur Xbox Series X avec la promesse d’une expérience modernisée, intégrant d’office la majorité des contenus téléchargeables.

La vengeance est un plat qui se mange avec un bras démoniaque

On y incarne Velvet Crowe, une jeune femme meurtrie par le sacrifice de son petit frère lors d’un rituel tragique, un événement qui la laisse avec un bras démoniaque et une soif de vengeance inextinguible. Le récit s’assume mature, sombre, et nous place du côté des « anti-héros ». J’ai apprécié la psychologie de Velvet, même si étant fan de manga, on ressent le personnage qui porte l’aventure sur ses épaules. Si les premières heures sont denses et mettent du temps à démarrer, l’histoire gagne en épaisseur et s’imbrique avec l’univers de Tales of Zestiria (dont ce jeu est la préquelle). Comme pas mal de Tales Of, certains personnages secondaires manquent de traitement personnel.

Une prise en main qui a « l’Âme » d’un vrai JRPG d’action

Le système de combat en temps réel, baptisé Linear Motion Battle System, abandonne la rigidité des anciens épisodes pour offrir une liberté de mouvement totale dans l’arène. On peut assigner différentes attaques (les Arts) aux quatre boutons de la manette pour créer des enchaînements personnalisés, en jouant sur les affinités élémentaires. La jauge d’Âme qui nous permet d’étourdir les ennemis ou exploiter leurs faiblesses pour voler leurs âmes et rallonger nos combos. La mécanique de Brise âme de Velvet est jouissive et permet de renverser la vapeur sur un combat difficile.

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Le remaster apporte des améliorations de confort, une vitesse de déplacement augmentée de 20%, des sauvegardes automatiques, des marqueurs de quête, le voyage rapide illimité ou encore la possibilité de désactiver les combats aléatoires.

Un coup de polish qui manque d’éclat

Sur le plan technique, la Xbox Series X assure le service minimum. Le jeu tourne dans une résolution 4K avec un taux de rafraîchissement constant à 60 images par seconde, et les temps de chargement sont devenus quasi inexistants. L’augmentation de la résolution affine les modèles 3D des personnages, qui profitent toujours d’une direction artistique « anime » très réussie.

Je ne peux pas cacher ma déception face à la paresse de ce remaster sur les environnements. L’absence de retouches sur les textures ou la géométrie met en exergue la pauvreté et la laideur de certains décors, avec une végétation datée et des donjons dramatiquement vides. Le travail s’est contenté d’améliorer l’éclairage et les couleurs, mais les environnements souffrent du d’être de la haute définition sur des assets basse définition.

Une partition qui donne le La

L’aspect sonore reste fidèle à l’œuvre d’origine. Les compositions de Motoi Sakuraba accompagnent efficacement le ton tragique de l’aventure. Les thèmes de combats sont dynamiques, et les mélodies plus calmes soulignent la mélancolie des personnages. Le jeu propose toujours le choix entre les excellents doublages japonais et les voix anglaises, toutes deux de très bonne facture.Le mixage audio est propre et les bruitages en combat retranscrivent parfaitement la nervosité des affrontements.

Le verdict de la lame

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Tales of Berseria Remastered est une version paradoxale. D’un côté, on retrouve l’une des histoires les plus matures et poignantes de la série, portée par des personnages charismatiques et un système de combat particulièrement accrocheur. Les nombreuses améliorations de confort, comme la course accélérée ou les sauvegardes automatiques, modernisent l’expérience et effacent les frustrations de l’époque.

De l’autre côté, on fait face à un portage visuellement paresseux qui se contente d’augmenter la résolution et le framerate sans retoucher des décors cruellement datés. Cela reste un des meilleurs épisodes de la saga pour l’histoire et son gameplay.

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