Ratchet & Clank

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Graphismes9.5
Animation9.5
Jouabilité8.6
Bande son8.3
Intérêt7.7
8.7

Ratchet & Clank est un titre si impressionnant qu’on subit parfois un peu le gameplay. C’est un dessin animé à jouer avec ces travers perturbants. L’homme est un animal, un chasseur attiré par les éléments en mouvement. Et de fait, s’il y a trop d’éléments qui bougent à l’écran, on ne parvient plus à toujours distinguer l’essentiel de l’accessoire, les ennemis de la décoration. A force de vouloir nous en mettre plein la vue, on se retrouve rapidement désabusé, c’est vous dire comme Ratchet & Clank a mis le paquet, a passé la seconde. Et la bonne nouvelle, c’est que l’homme a une faculté d’adaptation exceptionnelle : oui, on finit pas s’y faire, on finit par profiter.

 

Comme tous les jeux splendides, comme tous les jeux quadruple A, on est tellement proche de la perfection, de la maîtrise, que la moindre petite faute sonne faux, apparaît comme un bouton au milieu du visage. Par exemple, les décors ont des destructions scriptées, répétées et très vite décelables. La caméra n’est absolument pas gérée. Le joueur est ici aussi réalisateur. Dans certains cas, cela peut s’avérer dérangeant car on ne sait pas toujours où le jeu nous emmène et c’est bien normal.

 

Derrière sa beauté, il y a en fait plein d’aveux de faiblesse : du gameplay assisté, des phases de transfert mal pensées ou déroutantes qui sont en fait une réinterprétation du grapin : on débarque au bord du précipice et on finit par tomber de la plate-forme emporté par son élan. Fort heureusement, après un temps d’adaptation certain, on se fait aux imprécision et on finit par les maîtriser. Et il ne faut surtout pas en vouloir à Ratchet And Clank car le jeu pose des standards tellement élevés que c’est nous, pauvre joueur, qui ne sommes pas habitués à une telle qualité qui se veut sur certains points déconcertantes. On n’ira tout de même pas se plaindre. Le jeu propose en effet pas mal d’idées originales. On notera le plein d’artefacs visuels qui ne servent à rien à part déconcentrer le joueur mais il faut bien avouer que ça en met plein la vue. Et tous ces PNJ qui semblent mener leur barque dans le jeu, ils sont si nombreux que cela en est complètement déroutant mais quel plaisir de voir tout si bien s’orchestrer!

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Certaines armes manquent ainsi de visibilité, mais on joue finalement assez peu dans ce jeu très assisté. Certaines téléportations qui proposent un zapping d’un monde à l’autre sont bien souvent des cinématiques pas du tout jouables. Et si vous pensiez que le SSD allait nous débarrasser des phrases de transitions, que font ces longs passages en ascenseur et autres intermèdes dans ce titre dont on vantait les chargements si véloces? Pour sûr, le titre ne répond pas à toutes les promesses mais il fallait être bien crédule pour y croire et de toute manière on s’en fiche parce que Ratchet And Clank fait largement le job.
Je n’ai pas trop apprécié les phases de réflexion complètement craquées, aussi moches qu’inintéressantes qui sont venues casser le rythme du jeu. Elles sont en plus relativement longues car découpées en plusieurs phases et s’inspirent pour ainsi dire des Lemmings. Et la palette de couleur. On en parle? Parce que je ne suis pas trop fan des dégradés de beige et du vert fluo version slime. Une autre partie du jeu que je n’ai pas trop aimé, ce sont les phases de vagues d’ennemis à encaisser. Très dispensable.
Ratchet and Clank n’en reste pas moins un titre d’exception qui marquera l’histoire du jeu vidéo. Peut-être pas un chef d’oeuvre à cause de ses fautes de goût mais si on oublie les petites fautes de goût, les quelques erreurs il faut reconnaître que tout le reste, il le fait très bien!
 
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