Street Fighter VI

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Graphismes8.5
Animation9.1
Gameplay9.6
Bande Son8.8
Intérêt9.2
9
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Mon premier contact avec Street Fighter VI ne s’est vraiment pas déroulé comme prévu, sans heurt. La faute à une direction artistique des plus typées assez déroutante. Les personnages, même féminins sauf exceptions, ont été doppé à la testostérone et c’est franchement exagéré. Rajouter à cela des effets de couleurs assez criards sans doute pour séduire la génération Fortnite et vous obtenez la recette de ce Street Fighter VI sans le sympathique Yoshinori Ono aux commandes. Comprenons-nous bien que je ne m’attendais plus à une palette « dessin animé » que « digitalisée à la Mortal Kombat » mais je ne m’attendais pas à autant. Et de ce fait, j’ai eu du mal lors de la première heure de jeu, de la phase de découverte. Et si j’insiste un peu lourdement la-dessus, c’est surtout pour vous prévenir de ne pas tomber dans le piège de la première impression qui pourrait, certes, décevoir, pour en avoir quand même discuté avec quelques gamers.

 

Si vous vous accrochez, vous découvrirez sans doute ce qui se fait de mieux en jeu de baston à l’heure actuelle. Avouez quand même que cela vaut le coup de se laisser tenter. J’ai toujours accordé, même si cela en fera hurler certains, beaucoup d’importance aux décors et ceux-de Street Fighter VI, à défaut d’être très créatifs puisqu’essentiellement inspirés du deuxième opus, sont vraiment très jolis, offrent une belle profondeur, mais, quel dommage, ne proposent pas vraiment d’évolution au fil des rounds. en revanche, ceux-ci proposent des interactions.

Pour moi, l’une des grandes forces de ce Street Fighter est de proposer un mode World Tour qui est une sorte de mode scénario qui va vraiment vous trimbaler dans des mondes ouverts. La force du jeu est de proposer des affrontements qui vont se déclencher en proposant un gameplay bien entendu 2D en se fixant suivant tel ou tel axe. La force est donc ici de proposer des décors de manière illimitée ce qui apporte beaucoup de variété au jeu plutôt que de vous faire revisiter sans arrêt les mêmes décors avec le même point de vue. Il s’agit bien de décors supplémentaires car les environnements sont bien grands, largement plus que les décors proposés de base.

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Dans l’ensemble, on peut dire que le jeu est vraiment une réussite en terme de réalisation. Tout est superfluide et vraiment pêchu. Le gameplay comme d’habitude aux petits oignons bénéficie vraiment d’un bel équilibre. De ce fait, certains anciens personnages mal aimés peuvent revenir au devant de la scène. Il faut quand même noter, tant qu’à parler des personnages, que le roaster n’est pas très riche. 18 personnages jouables et il y a pas mal de nouveaux personnages, six en tout : Jamie, Lily, Kimberly, Manon, Marisa et JP. Vous aurez vous même conclu que beaucoup de personnages manquent donc à l’appel, l’occasion pour Capcom de nous les vendre sans doute par la suite via des DLC et autres Season Pass. Les anciens qui sont là, les Ryu, Ken, Chun Li, Honda, Zangief, Blanka et autres Dalshim et Guile, c’est à dire le roaster de base de Street Fighter 2, ont subi un relooking de l’extrême.

 

Dans son mode histoire, il faudra bien concéder à Street Fighter VI que l’on nage avec complaisance dans une certaine niaiserie. Les dialogues sont écrits à la truelle et les quêtes Fedex sont vraiment juste là pour vous faire faire des aller-retours incessants. C’est assez lassant même si l’aspect baston est très accrocheur. Et c’est bien ce qu’on lui demande à un jeu de baston. Prenez-donc ce mode de jeu comme un bonus plus qu’un véritable mode qui va hanter vos nuits. Ca manque de relief et c’est dommage car pour le reste, Street Fighter VI fait vraiment le taf. Au final, on jouera essentiellement au mode Arcade tout en revisitant de temps en temps le World Tour pour découvrir les nouveaux décors sous tours leurs angles.

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En terme de gameplay, il y a moyen de jouer de manière classique mais aussi de manière très simplifiée avec des combinaisons de bouton très simplistes qui permettent d’enchaîner les attaques comme un vrai pro sans pour autant être un fan de jeu de baston, sans pour autant avoir le temps de s’entraîner, ou si vous souhaitez affronter un non-gamer qui pourra du coup sans doute y trouver un certain amusement. Il est vraisemblable que plein de gamers crieront au scandale mais personne n’oblige personne à jouer de la sorte.

 

Street Fighter VI prend le parti de changer son character design mais aussi sa formule. C’est en tous cas déroutant au début mais une fois ses marques retrouvées en terme de gameplay et si vous faites fi de l’écriture très « djeuns » (ou alors c’est moi qui me fait vieux) tout va très bien se passer.

 

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