Monster Hunter Rise

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Graphimes9.7
Animation9.7
Jouabilité8
Bande son8.2
Intérêt8.4
8.8

Monster Hunter est une licence chérie par Capcom et par les joueurs japonais. Ce action-RPG  a connu sur console portable un succès mirobolant. On a pu voir d’ailleurs que le dernier opus, Monster Hunter World, a connu un succès phénoménal sur PS4 et Xbox One. Il n’y avait donc pas de Monster Hunter pour la Switch. Rien d’étonnant à voir ainsi débarquer cette excellente série qui retrouve ainsi d’une certaine façon un aspect plus portable. Cependant, je vous conseillerai d’y jouer plutôt sur le dock, c’est plus confortable surtout pour les sous-titres vraiment trop petits sur l’écran de la Switch.

 

Ce jeu de chasse aux mondes très étendus démarre sur un point indéniable, c’est fichtrement beau. La switch est vraiment pleine de surprise. La modélisation est magnifique et les décors fourmillent de détails étonnant. La gamme d’animation est époustouflante. Capcom a clairement mis tout le monde KO. Cependant, il faut quand même noter que Monster Hunter régresse quand même sur certains aspects. Par exemple les voix qui ne sont disponibles qu’en anglais, japonais ou encore en langage spécial Monster Hunter. Point de français donc cette fois-ci si ce n’est dans les sous-titres. Ce n’est pas un drame car je préfère quand même jouer en version originale même si la Langue Monster Hunter reste un choix amusant.

Le jeu démarre comme à son habitude avec une customisation de personnage très poussée. Vous êtes accompagné par un Chumsky, une sorte de chien renard aux grosses orteilles. Vous pouvez  le monter afin de vous déplacer rapidement. Vous aurez aussi une Palico, une sorte de chat. Tous deux pourront êtes aussi customisés.

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Monster Hunter World avait mis la barre très haut. Le jeu est devenu un énorme succès commercial grâce à une certaine casualisation mais aussi l’arrivée de véritables mondes (le jeu n’a pas volé son nom) avec énormément d’animations et d’interactions dans les décors. Autant dire que Monster Hunter Rise a donc un sacré poids sur les épaules. Mais force est de constater que si le jeu a perdu un peu de sa superbe ou reste au final moins ambitieux que son grand frère « World », cependant la direction artistique bien japanisante du jeu offre un véritable plaisir de découverte. Cependant, Monster Hunter Rise occupe sans doute désormais la place très convoitée du plus joli jeu de la Switch. Rien que ça. Le titre reste accessible même si le jeu pourra peut-être rebuter les nouveaux venus qui vont se faire bombarder par des informations. Le jeu est moins contraignant grâce à ses mécaniques de jeu plus simples. Une casualisation de plus que l’on peut regretter car si Monster Hunter World avait proposé un bel équilibre qui allait plaire aux novices comme aux spécialistes, Monster Hunter Rise perd ici un peu de son intérêt pour les connaisseurs de la série. Le jeu se termine d’ailleurs en une quarantaine d’heures, ce qui est honorable dans l’absolu, mais finalement pas grand chose pour un Monster Hunter. La replay value est en revanche au rendez-vous même s’il n’y a pas tant de grands monstres que cela dans cet opus. En revanche, connaissant Capcom, une réédition du jeu devrait pointer le bout de son nez avec un bestiaire beaucoup plus riche.

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A force d’avoir tout simplifié, on se retrouve un peu désabusé. Par exemple, il ne sera même plus nécessaire de pister pour trouver les monstres : il suffit de regarder la carte.

 

Heureusement, Monster Hunter Rise propose aussi des missions intéressantes comme celles inspirées de Tower Defense. Autre nouveauté, une sorte de grapin (Filoptères) qui vous permettra de grimper encore plus haut dans les décors mais aussi de prendre le contrôle des monstres en grimpant sur leur dos.

 

Au final, même s’il ne s’agit pas du meilleur Monster Hunter de la saga, il ne faut pas bouder son plaisir en n’oubliant pas que cela reste du très bon Monster Hunter et que si vous êtes accessoirement un fan de PSO, il est vraisemblable que cette série soit aussi faire pour vous. De plus, sur la Switch, le jeu brille techniquement que ce soit sur dock ou en portable. On peut regretter une casualisation encore plus grande du titre mais Monster Hunter tente en fait plus d’élargir son public que de véritablement changer de camp. Il n’ya pas de quoi désabuser les fans de la première heure et d’un autre côté, le grand public pourra toujours trouver à redire sur l’accessibilité car il est vrai que les menus ne sont pas ce qu’il y a de plus ergonomique. Cela reste néanmoins un très grand Monster Hunter.

 

 

 

 

 

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