Dragon’s Dogma 2 : Dark Arisen

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Graphisme8.8
Animation8.2
Gameplay9
Bande-Son9
Interet8.8
8.8

Développé et édité par Capcom, Dragon’s Dogma 2 accueille avec Dark Arisen sa formule d’extension majeure, reprenant l’appellation historique du contenu additionnel de son illustre aîné. Proposée sous la forme d’une formule complète réunissant l’aventure initiale, ce nouveau pan de jeu ainsi qu’une sélection de bonus cosmétiques et musicaux, cette parution a pour objectif de consolider les fondations de l’action-RPG tout en répondant aux attentes sur le contenu de fin de partie.

On reprend en main le destin de l’Insurgé sur cette version pour voir où nos pas vont nous conduire.

Le souffle glacé du dragon déchu

L’extension prend le parti de s’émanciper des luttes de pouvoir qui animent Vermund et Battahl. Notre périple nous entraîne vers les Terres désolées de Norgan, un territoire septentrional austère, pris dans un blizzard perpétuel et resté à l’écart des chroniques officielles. En faisant la rencontre d’Eir, on découvre la menace incarnée par un dragon déchu immortel dont l’emprise glaciaire menace d’engloutir le monde connu.

Cette trame privilégie une écriture resserrée et directe. La progression s’avère plus lisible grâce à des objectifs nets, loin de l’éparpillement de certaines quêtes de la capitale. Pour autant, Capcom ne gomme pas tous ses tics d’écriture… la mise en scène lors des dialogues secondaires manque d’expressivité et certaines coupes entre les scènes demeurent abruptes. L’atmosphère compense cependant ces maladresses, distillant un sentiment d’isolement réussi au cœur de paysages enneigés balayés par le vent.

De la poigne dans la poudreuse et du renfort pour le dogme

Le système de combat, fer de lance de la licence, gagne ici une dimension physique accrue. Agripper les créatures massives pour cibler leurs points sensibles reste au cœur de nos réflexes, mais la topographie de Norgan impose de nouvelles contraintes. La neige épaisse freine les pas, le froid mordant accélère la fatigue de notre personnage et les surfaces verglacées compliquent les appuis, demandant une gestion rigoureuse de la jauge d’endurance.

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L’apport de cette extension ne se cantonne pas à cette région isolée ; elle modifie directement la dynamique du jeu de base à travers plusieurs ajouts majeurs :

  • Les Rites oubliés : douze donjons d’épreuves font leur apparition sur l’ensemble de la carte d’origine, gérés par le PNJ l’Éclaireur. Ces arènes souterraines poussent notre groupe dans ses retranchements face à des vagues de monstres et des boss revisités, comblant le manque d’activités de haut niveau du titre initial.
  • Le système de reliques antiques : l’exploration et la victoire sur les monstres majeurs permettent de récupérer des artéfacts anciens. Une fois identifiés, ils débloquent de nouveaux paliers de compétences martiales pour enrichir la palette des vocations existantes.
  • Nouvelles menaces et équipement : des variantes d’ennemis imprégnées de givre arpentent désormais les routes nocturnes du monde d’origine, accompagnées d’un palier supérieur d’armes et d’armures qui permet de s’équiper solidement sans dépendre exclusivement du monde sans lune.
  • Affinement des pions : nos compagnons artificiels adoptent une meilleure réactivité tactique face aux altérations d’état comme le gel ou les brûlures, même si quelques trajectoires hasardeuses persistent au bord des falaises verglacées (les pions vivent dangereusement dans ce jeu)

Quel dommage que les donjons des Rites oubliés réutilisent ponctuellement des décors vus et revus, un peu de variété aurait été la bienvenue.

Le RE Engine face au blizzard

Le moteur RE Engine fait honneur au changement de décor. La gestion des particules de neige, le crissement de la poudreuse sous les pas de notre escouade et les reflets blafards de la lumière sur les blocs de glace témoignent d’un soin visuel indéniable. La lisibilité des combats contre les monstres colossaux demeure intacte malgré les tempêtes.

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L’optimisation sur PC et même en général marque un pas en avant par rapport aux débuts très difficile du jeu original. Les étendues sauvages de Norgan tournent avec une fluidité constante. Le patch accompagnant l’extension allège d’ailleurs les chutes d’images par seconde dans les rues de Vernworth. Quelques ralentissements subsistent néanmoins lorsque plusieurs magies de zone de haut rang explosent en même temps sous une bourrasque chargée en particules, mais le sacrifice de quelques FPS vaut le détour à l’écran.

Une partition qui souffle le chaud et le givre

L’ambiance acoustique s’ajuste avec brio au climat polaire. Les nouvelles compositions font la part belle aux cordes grinçantes et aux percussions lourdes, soulignant l’austérité de la toundra avant de s’emballer sur des cuivres puissants lors des affrontements contre les créatures légendaires.

Le pack intègre également des options audio alternatives puisant dans l’héritage musical de la série, ainsi que des pistes personnalisées pour les haltes au campement. Les doublages anglais et japonais restent impeccables. Nos pions sont toujours aussi bavards, mais cela rend le voyage plus naturel.

Le verdict de l’Insurgé

Avec Dark Arisen, Dragon’s Dogma 2 transcende son statut d’action-RPG pour atteindre la plénitude de sa vision. Le titre gagne la démesure et l’intensité martiale dont il avait besoin. Une nouvelle zone glacée avec son lot de dangers qui rendent l’aventure toujours aussi épique.

Malgré quelques soucis techniques encore présents, le voyage s’impose comme une véritable consécration sur PC. Un sommet de bravoure, d’exigence et de liberté où le dogme trouve enfin son couronnement légendaire.

 

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