It Reaches

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Graphisme7.7
Animation7.8
Gameplay7.7
Bande-Son8.5
Intérêt7.5
7.8

Perpetual (via son label Perp Games) est un éditeur britannique spécialisé dans les productions indépendantes et les titres de format intermédiaire. Pour It Reaches, le studio Emberflight Games s’essaie au survival horror en vue subjective. Un terrain où la concurrence est particulièrement dense.

Une nuit dans les couloirs de l’enfer…

Ce qui devait être une intervention ordinaire bascule dès les premières minutes. L’officier Jason Thompson se retrouve piégé dans les galeries souterraines d’un hôpital désaffecté, traqué par une entité dont la nature reste obscure.

Le jeu dévoile ses révélations par fragments, à l’aide de notes oubliées, de documents épars et d’indices environnementaux. L’écriture est sobre et sert efficacement l’atmosphère claustrophobique du titre, même s’il est difficile d’ignorer certains clichés du genre qui rappellent des zones déjà vues dans Silent Hill ou Outlast.

Retenir son souffle, littéralement

Le gameplay repose sur trois phases : l’infiltration, le combat et la résolution d’énigmes. La mécanique centrale est la gestion de la respiration : l’entité perçoit les sons et le joueur doit manuellement retenir le souffle de Jason lorsqu’elle est proche. Attention, car tenir l’apnée trop longtemps provoque une inspiration involontaire et bruyante qui trahit immédiatement votre position. Cela crée une tension concrète, qui rappelle la mécanique de cachette d’un Alien: Isolation, à la différence qu’ici, notre personnage peut aussi se défendre les armes à la main.

La gestion des ressources est volontairement limitée, les munitions et équipements se font rares, ce qui nous oblige à faire des choix drastiques. Les énigmes s’intègrent globalement bien au design des niveaux, même si certaines peuvent casser le rythme de manière inégale.

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La caméra fait le travail

It Reaches adopte la vue à la première personne intégrale avec un effet bodycam (caméra embarquée). Sur PS5, le rendu est propre et les environnements s’avèrent détaillés. Les jeux de lumière dans les couloirs plongés dans l’obscurité participent directement à l’angoisse. Si l’effet bodycam renforce l’immersion pour ceux qui y adhèrent, il peut rapidement devenir inconfortable pour les joueurs sensibles à la cinétose ou au flou de mouvement.

On n’aurait pas dit non à des options de confort visuel pour atténuer ces effets de distorsion. Enfin, les animations de l’entité  notamment ses mains démesurées lors des séquences de poursuite  apportent une signature artistique bien singulière au projet.

Le silence est d’or

Dans un jeu d’horreur de ce style, l’ambiance sonore est primordiale et les développeurs ne se sont pas loupés. Chaque craquement de sol, chaque bruit de respiration et chaque son ambiant devient un signal d’alerte. Le travail sur les effets directionnels est précis et exploite judicieusement les capacités audio de la PS5 via le Tempest Audio 3D avec un casque compatible (ou en Dolby Atmos).

Les manifestations sonores de l’entité, d’abord lointaines puis étouffantes de proximité, sont gérées avec efficacité et accentuent la fragilité de notre situation. La bande sonore musicale reste volontairement discrète, distillant des nappes atmosphériques ponctuelles sans chercher à couvrir le silence, qui reste l’instrument principal du jeu.

….Qui mérite des ajustements

It Reaches est un survival horror qui sait ce qu’il faut faire pour remplir son contrat, mettre mal à l’aise et stresser. Le titre arrive à imposer de bonnes idées pour se démarquer sur certains aspects tout en restant assez convenu sur d’autres. Pour les joueurs qui apprécient l’épouvante à la première personne teintée de furtivité, le jeu propose une expérience tendue et maîtrisée, à condition d’être parfaitement à l’aise avec les effets de caméra portée.

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