Starfox (2026)

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Graphisme8.5
Animation8.3
Gameplay8.5
Bande-Son8.8
Intérêt8.4
8.5

Trente ans après Lylat Wars sur Nintendo 64, Nintendo confie les commandes de l’Arwing à Velan Studios, un studio américain fondé par les frères Guha et Karthik Bala, vétérans de l’industrie et créateurs de Vicarious Visions. Vu l’équipe, on obtient une revisite solide qui ravive la licence sans pour autant la réinventer de fond en comble.

Fox is back in town

Velan Studios, surtout connu du grand public pour Mario Kart Live : Home Circuit, s’attaque ici à l’une des licences les plus nostalgiques de Nintendo avec ce remake de StarFox 64 (soit Lylat Wars en Europe). Ce n’est pas le premier essai du genre, StarFox 64 3D avait déjà tenté une modernisation sur Nintendo 3DS en 2011, mais cette version Switch 2 va nettement plus loin dans l’ambition et la refonte globale. On notera au passage que Nintendo a sans doute profité de la présence remarquée du personnage dans Super Mario Galaxy, le film, pour préparer ce retour auprès d’un nouveau public.

We Need Your Help Starfox

On incarne Fox McCloud, chef de l’escadron StarFox, une équipe de pilotes mercenaires mandatée par le général Pepper pour protéger le système Lylat contre l’offensive du scientifique fou Andross (la force du ….), exilé sur Venom après des expériences jugées dangereuses. La trame reste la même que dans Lylat Wars, mais elle gagne ici en profondeur grâce à de nouvelles cinématiques, des briefings enrichis et un prologue consacré à James McCloud, père de Fox, disparu lors d’une mission sur Venom.

Le contexte familial apporte une couche émotionnelle que l’épisode N64 n’exploitait qu’en filigrane. Cela dit, on reste dans un rail shooter style Arcade : le scénario reste court et assez linéaire, et comparé à d’autres titres contemporains, le récit reste simpliste d’époque mais agréable via les ajouts. L’équipe StarFox, avec la rivalité toujours bien sentie entre Fox et Falco, le côté plus immature de Slippy ou la sagesse de Peppy, retrouve une vraie personnalité grâce à la mise en scène modernisée. Un Visionneur Holographique complète le tout en débloquant des fiches de lore sur l’univers de Lylat à mesure qu’on progresse.

Tonneaux & compagnie 

StarFox 2026 reste fidèle à la formule de Lylat Wars. On pilote l’Arwing dans des niveaux sur rails en abattant les forces d’Andross, avec les mêmes fondamentaux : tonneaux, loopings, virages serrés et tirs chargés pour verrouiller les cibles. Les anneaux dorés servent à renforcer le blindage de l’Arwing, les anneaux argentés régénèrent la santé, et les bonus de laser sont toujours au rendez-vous.

Les coéquipiers participent aux missions en prodiguant des conseils, en signalant les faiblesses des boss ou en larguant des caisses de ravitaillement, à condition qu’on les ait protégés pendant les combats. Si l’un d’eux encaisse trop de dégâts, il regagne le GreatFox et n’est plus disponible pour la mission suivante, ce qui impose de gérer l’ensemble du groupe. Exception faite du mode Facile, où les coéquipiers reviennent systématiquement pour chaque nouvelle mission.

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Cette version introduit une accessibilité inédite par rapport aux épisodes N64 et 3DS : en mode Facile, tous les embranchements de la campagne sont accessibles, ce qui permet d’atteindre la vraie fin du jeu sans avoir à maîtriser les objectifs secondaires propres aux modes Standard et Expert. Une décision qui ouvre la licence à un public plus large.

La grosse nouveauté côté prise en main vient du mode souris des Joy-Con 2 : posés à plat sur une surface, ils permettent de viser en vue cockpit à la façon d’une souris de PC. L’expérience est fluide en solo, même si la vue cockpit réduit le champ de vision et rend le pilotage plus exigeant. En coopération locale, un joueur pilote pendant que l’autre gère les tirs en mode souris, une combinaison originale mais contraignante : la configuration est imposée, sans possibilité d’utiliser d’autres types de manettes, ce qui peut décourager selon le matériel disponible.

La campagne se boucle en 2 à 3 heures pour une première run. Les 23 embranchements disponibles donnent de la rejouabilité en proposant différentes routes selon les objectifs accomplis en cours de mission. Un mode Défi, plus étoffé que celui de StarFox 64 3D, permet de rejouer chaque niveau avec des objectifs spécifiques selon deux niveaux de difficulté : Standard et Expert. Le mode Combat multijoueur oppose l’équipe StarFox à l’équipe StarWolf en 4 contre 4 sur 3 cartes, avec des objectifs variés : capture de zone, collecte de météorites, récupération de cargaison. La formule tient la route avec de vrais joueurs, mais les bots de substitution se montrent trop prévisibles, et 3 cartes seulement au lancement limitent clairement la durée de vie du mode.

Les combats de boss constituent le point de friction le plus récurrent du gameplay. Quand les niveaux sur rails cèdent la place à des arènes en vol libre, la dynamique change brutalement : la sensation de vitesse disparaît, et certaines phases de poursuite contre les boss de fin de carte se révèlent maladroites, faute d’une lecture claire des déplacements adverses.

60 images par seconde et tout beau

Les décors ont été entièrement refaits, les environnements gagnent en densité et en profondeur de champ, et le jeu tourne à 60 images par seconde. Le résultat est agréable aussi bien en mode portable qu’en mode téléviseur, et on profite pleinement de la puissance de la Switch 2 notamment dans les séquences spatiales, les océans pollués de Zoness ou les champs d’astéroïdes.

Le nouveau character design fait toutefois débat. Velan Studios a opté pour un rendu réaliste avec textures de fourrure détaillées et proportions animalières, s’éloignant du style cartoon familier de la franchise. Cette direction a été validée par Takaya Imamura, créateur du design original des personnages, qui y voit un retour aux marionnettes et illustrations qui ont historiquement inspiré la série avec l’épisode SNES.

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Le résultat ne fera pas l’unanimité, mais il donne une vraie identité visuelle à ce remake, j’aurais préféré avoir le rendu que nous voyons dans le film Super Mario Galaxy ou Starfox Adventure (quand vous voulez Nintendo pour un remake de cet épisode)

Certains paysages sont un peu trop dépouillés sur certains niveaux, une brume distante dont l’utilité reste ambiguë, des apparitions d’ennemis parfois visibles en bord de champ, et des temps de chargement légèrement trop longs.

Do a barrel roll… en orchestre

La bande-son reprend les thèmes emblématiques de 1997 dans des réarrangements orchestraux, avec des chœurs qui appuient les moments les plus intenses. Les bruitages du jeu ont tous été revisité pour renforcer l’immersion et aussi profiter des systèmes sonores les plus récents en mode docké ; en mode portable la qualité sonore est au rendez-vous.

Le doublage français constitue l’une des vraies réussites de ce remake. On retrouve des comédiens reconnus : Alexis Tomassian (voix française de Fry dans Futurama) dans le rôle de Fox McCloud, Yoann Sover (voix française récurrente de Zac Efron) et Marc Anaud, entre autres. Les échanges radio constants entre pilotes pendant les missions rendent les affrontements bien plus vivants, et les interludes entre niveaux profitent pleinement de ces doublages de qualité. C’est sans doute l’ajout qui transforme le plus l’expérience par rapport aux épisodes précédents.

L’atterrissage est réussi, Thank You Starfox

Velan Studios livre un travail de qualité, graphismes refaits, cinématiques inédites, doublage français de qualité, mode multijoueur revu, mode souris fonctionnel. C’est la version la plus aboutie d’un épisode N64 qui méritait ce traitement. On se retrouve avec une expérience de Rail Shooter Arcade qui respire la nostalgie et le plaisir.

Cela dit, le jeu est limité par la nature même de son existence, on reste sur un remake de Lylat Wars parmi les nombreux que la franchise a déjà connus. Certains fans attendent depuis longtemps un épisode entièrement original, et ce StarFox ne répond pas à cette demande. Il ressemble davantage à un test de marché avant un projet plus ambitieux pour savoir si la licence plaît toujours aux joueurs.

Pour qui découvre la licence ou pour les nostalgiques de la N64, c’est une entrée solide dans le catalogue de la Switch 2. Pour les joueurs aguerris qui connaissent Lylat Wars sur le bout des doigts, l’intérêt dépend de leur attrait pour les nouvelles cinématiques, le doublage et la refonte visuelle. On espère que Velan Studios, ou un autre studio, pourra s’appuyer sur cette base pour offrir à la série l’épisode original qu’elle attend depuis bien trop longtemps.

la nostalgie parle mais je suis ravi d’avoir pu retrouver cette époque arcade que la saga Starfox propose, pour moi c’est un grand OUI pour ce jeu et il va garder sa place dans ma ludothèque Nintendo Switch 2.

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