Final Fantasy VII Rebirth

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Graphisme8
Animation8
Gameplay8.5
Bande-Son10
Intérêt8.5
8.6

Square Enix signe ici le portage du 2e volet de sa trilogie FFVII Remake sur Nintendo Switch 2, sorti le 3 juin 2026. Développé et édité par Square Enix, Rebirth avait d’abord vu le jour sur PS5 le 29 février 2024, avant d’arriver sur PC puis sur la console de Nintendo, accompagné d’une version Xbox Series X|S simultanée. C’est la même équipe créatrice qui supervise les 3 volets, avec Naoki Hamaguchi à la réalisation et Yoshinori Kitase à la production. Un portage attendu, qui pose d’emblée la question : jusqu’où la Switch 2 peut-elle aller ?

Entre Destin et Liberté

Rebirth prend la suite directe des événements de Remake Intergrade. Après avoir fui la cité de Midgar et la toute-puissante compagnie Shinra, Cloud Strife et ses compagnons, Aerith, Tifa, Barret ou encore Red XIII, s’élancent à travers une planète ouverte à la poursuite de Séphiroth …..SEPHIROTH !!! (pardon réflexe). Le récit s’étend bien au-delà des lieux familiers du jeu original de 1997, explorant de nouvelles régions et approfondissant les liens entre les personnages.

Le scénario joue avec les attentes des connaisseurs et ne se limite pas comme Intergrade à jouer la carte du copié-collé du jeu Psone, il introduit des divergences de destinée assumées et ménage des moments d’émotion forts. Ceux qui découvrent la saga avec ce volet risquent toutefois de se sentir perdus sans avoir joué à Remake Intergrade au préalable car le jeu s’adresse avant tout à ceux qui ont suivi l’histoire depuis le début.

De l’Action avec de la Profondeur

Le système de combat reste fidèle à ce qu’avait instauré Remake avec de l’action en temps réel ponctuée de pauses actives via la jauge ATB pour choisir compétences, sorts et objets. On contrôle un personnage à la fois tout en gérant les alliés via des raccourcis, avec la possibilité de changer de combattant à la volée. Rebirth enrichit la formule avec un système de synergies entre personnages, de nouveaux enchaînements coopératifs et une roue de compétences par arme qui développe les capacités au fil de l’utilisation.

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L’exploration constitue l’autre grande partie du jeu. Chaque région propose une carte ouverte à parcourir, à dos de Chocobo selon les zones, avec une multitude d’activités secondaires : défis d’arène, mini-jeux, quêtes annexes et points d’intérêt à découvrir. Sur Switch 2, aucune fonctionnalité de gameplay n’est retirée par rapport à la version PS5. La carte et le contenu restent identiques. En revanche, certains joueurs pourront trouver la quantité de contenu secondaire envahissante si l’on cherche à aller qu’à l’essentiel.

La Switch 2 Fait ce qu’elle Peut

Sur PS5, le jeu propose un mode qualité à environ 4K (avec difficultés à maintenir un 30 images/seconde stable) et un mode performance à 60 images/seconde, avec un rendu parfois flou en raison de l’upscaling. La PS5 Pro améliore nettement les 2 points grâce à son PSSR, mais on ne trichera pas avec la comparaison de cette dernière.

Sur Switch 2, le jeu tourne en mode docké à 720p natif, rehaussé en 1080p via DLSS, avec un plafond à 30 images/seconde. En mode nomade, le résultat est honnêtement convaincant pour du matériel embarqué : le DLSS fait bien son travail et le rendu reste lisible. Les compromis sont néanmoins bien présents : la densité du feuillage est réduite dans les zones ouvertes, les détails de cheveux comme ceux d’Aerith manquent de finesse, et les textures ont globalement été abaissées. On note également quelques apparitions tardives de textures (pop-in) dans les grandes zones. La comparaison avec la version Xbox Series S révèle des performances similaires, la Switch 2 ayant même une végétation légèrement plus dense, tandis que la Xbox affiche des textures un peu plus nettes et un framerate plus stable.

Critère PS5 (mode qualité) PS5 (mode perf.) Switch 2 (mode docké) Switch 2 (nomade)
Résolution ~4K 1080p (flou) 720p → 1080p DLSS 720p (DLSS)
Images/seconde ~30 fps (instable) 60 fps 30 fps 30 fps
Qualité textures Haute Moyenne Réduite Réduite
Densité végétation Haute Haute Réduite Réduite
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Une Partition qui Traverse les Versions

La bande originale de Rebirth est une production collective signée Nobuo Uematsu, Masashi Hamauzu et Mitsuto Suzuki. Les arrangements oscillent entre ré-orchestrations des thèmes iconiques de 1997 et nouvelles compositions qui accompagnent les nouvelles régions du monde.

Sur Switch 2, la bande-son est rigoureusement identique à la version PS5. Il n’y a aucune compression notable ou réduction de qualité audio à signaler. L’expérience en nomade, casque aux oreilles, est particulièrement réussie sur ce plan.

Reborn, mais Pas Sans Compromis

Final Fantasy VII Rebirth sur Switch 2 est un portage sérieux et qualitatif qui démontre que la console de Nintendo peut accueillir des productions de cette envergure. Le jeu est complet, le contenu est intact, la bande-son est préservée, et le DLSS permet de maintenir un rendu acceptable même en dock. En mode nomade, c’est même là que la version Switch 2 trouve son meilleur argument qui est de jouer à Rebirth dans le métro ou dans son canapé, cela reste une proposition que les autres consoles ne peuvent tout simplement pas offrir. Encore une fois c’est un portage TRES propre.

Les limites sont celles qu’on attendait sans trop de surprise avec 30 images/seconde fixes, textures abaissées, végétation plus clairsemée et quelques pop-in dans les zones ouvertes. Si on possède déjà une PS5 ou une PS5 Pro, il n’y a pas de raison de migrer vers cette version. En revanche, pour ceux qui n’ont pas accès à la PlayStation, ou qui veulent vivre l’expérience en portable, ce portage remplit son rôle. Un dernier point à ne pas négliger, le jeu pèse 102 Go sur Switch 2, ce qui occupe les 3/4 du stockage interne de la console. Prévoir une carte microSD est quasi indispensable.

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