Celestial Return

Développé par Metaphor Games et édité par Shoreline Games, Celestial Return est un jeu de rôle narratif sorti le 14 juillet 2026 sur Steam, uniquement en anglais. Je me suis plongé dans les rues de Netherveil City pour voir si ce retour céleste tenait ses promesses ou si le vaisseau restait cloué au sol.
Chapitre 1 : Un scénario tombé du ciel
L’histoire suit l’inspecteur Howard, un détective désabusé chargé d’enquêter sur une série de suicides inexpliqués dans une ville rongée par la corruption et les néons. Rapidement accompagné d’une rose consciente et bavarde, il devra affronter des phénomènes qualifiés d’horreurs cosmiques tout en démêlant les manigances de mégacorporations. Le prologue plonge le joueur dans un groupe d’intervention en milieu hostile où les collègues d’Howard tombent un par un face à une menace qui semble insensible aux balles, avant que l’aventure ne bascule dans l’enquête proprement dite.

La trame principale s’accompagne de missions secondaires. Le ton reste sombre et la narration à embranchements donne un vrai poids aux choix effectués en cours de partie. Le principal point faible reste l’absence de sous-titres ou d’interface en français, ce qui demande un niveau d’anglais correct pour suivre les dialogues denses propres à ce type de jeu narratif.

Chapitre 2 : Le retour des dés
Le gameplay repose entièrement sur un système de lancers de dés qui sert à la fois de ressource et de mécanique de résolution des actions. Chaque lancer permet de tenter des actions comme crocheter une porte, négocier ou fuir un danger, et il faut atteindre une valeur minimale pour réussir. Les dés fonctionnent comme une ressource vitale : les accumuler trop longtemps fait perdre des opportunités, tandis que les dépenser sans réfléchir prive le joueur de moyens au moment critique.

Trois traits de caractère, l’Intelligence, la Vertu et la Folie, influencent les choix disponibles pendant les dialogues et peuvent se contredire au milieu d’une même conversation. La force du système tient dans son absence de solution universelle, ce qui pousse à assumer les conséquences de choix parfois irréversibles. La limite se situe dans la répétitivité potentielle des lancers de dés sur la durée, un écueil classique des jeux narratifs bâtis sur une seule mécanique centrale.

Chapitre 3 : Une esthétique céleste et sa tenue sur PC
Le jeu affiche un style entièrement dessiné à la main, mélangeant la précision du manga à la rudesse des comics américains, avec des références visuelles à des œuvres comme Blame!, Biomega, Akira et Berserk. Sur le plan technique, la configuration minimale demandée reste très légère et donc ne demande pas une grosse machine pour y jouer. L’animation reste fluide sur une configuration modeste, sans ralentissement notable, ce qui confirme que le jeu ne cherche pas à impressionner par la prouesse technique mais par la direction artistique. Le revers de cet aspect est un manque de variété dans les décors visités, une limite fréquente chez les productions indépendantes à petit budget.

Chapitre 4 : Un retour sonore qui frappe fort
La bande son mélange jazz noir, techno cyberpunk et passages plus lourds inspirés du métal, avec l’ambition de coller à l’atmosphère oppressante de Netherveil City. Un détail à noter : la bande son complète n’est pas incluse dans le jeu de base et fait l’objet d’un contenu vendu séparément via un pack additionnel sur Steam, ce qui est dommage sachant que la bande son apporte vraiment son effet.

Chapitre 5 : Conclusion, le retour en vaut-il le voyage ?
Celestial Return propose un jeu de rôle narratif intéressant porté par une direction artistique reconnaissable et un système de dés qui responsabilise le joueur à chaque décision. L’absence de traduction française constitue le frein principal pour le public francophone, d’autant qu’aucune localisation n’est annoncée à ce jour. Les développeurs ont par ailleurs confirmé des portages sur PlayStation, Xbox et les plateformes Nintendo prévus pour le premier trimestre 2027, accompagnés du support d’au moins trois langues supplémentaires, espérons le français.




