Sword Art Online : Echoes of Aincrad

Bandai Namco Entertainment et le studio de développement Game Studio Inc proposent depuis le 10 juillet 2026 le titre Echoes of Aincrad, un nouveau jeu basé sur l’univers du Light Novel Sword Art Online où nous revenons aux origines de la crise du IVRMMORPG et nous allons repartir à la conquête de l’Aincrad sans mourir cette fois-ci, LINK START !!
Un scénario bloqué au premier palier
L’intrigue reprend les bases fondatrices de l’œuvre d’origine. Le créateur Akihiko Kayaba enferme les joueurs dans son univers virtuel, et toute mort dans le jeu devient définitive dans la réalité. Contrairement aux précédents épisodes, on ne joue pas Kirito mais notre propre avatar en parallèle des évènements du manga original. Les missions secondaires tentent d’aborder la peur et la détresse des survivants, ce qui apporte un ton mature à l’ensemble. On ressent une tension palpable dans les villes de départ, où les joueurs emprisonnés expriment leurs doutes face à la situation précaire.

Toutefois, la narration souffre de longueurs notables. Pour avancer vers les étages supérieurs, j’ai dû enchaîner des objectifs répétitifs de collecte ou de chasse qui cassent le rythme de l’histoire principale. Le jeu impose de longues phases de dialogues textuels assez statiques qui freinent l’élan de la découverte. On reste sur un récit classique qui suit un cahier des charges précis, sans oser bousculer les acquis. Ceux qui cherchent une réécriture complète seront déçus, mais l’immersion reste correcte pour les amateurs de la licence. Autre point important, contrairement aux épisodes précédents, il n’y a aucune option de romance. On reste sur du SAO classique sans grosse prise de risque.

Un système de combat qui trouve sa synergie
Cet épisode propose un aspect Action RPG comme les autres jeux de la saga. J’ai pu manier 6 types d’armes différents, allant de l’épée à 1 main classique à la lourde hache de guerre. La gestion des ressources demande de surveiller sa jauge d’endurance pour les esquives et ses points de capacité pour lancer des techniques spéciales. Le système se veut accessible, ce qui m’a permis d’aborder les combats de manière décontractée, merci les différents modes de difficulté.

Le système qui fait le succès de la série, le Switch, est toujours présent. On demande à son partenaire de défendre ou de faire diversion, puis on échange nos places en 1 fraction de seconde pour prolonger un enchaînement. Cela demande une bonne coordination, surtout face aux gardiens de palier qui pardonnent peu les erreurs.
J’ai pesté quand même plusieurs fois contre un ciblage automatique assez capricieux quand 5 ou 6 ennemis affluent à l’écran. L’intelligence artificielle de mon allié m’a aussi fait défaut par moments, oubliant de se soigner alors que sa jauge de santé était critique. Le potentiel tactique est bien présent, mais l’exécution technique manque parfois de justesse pour rivaliser avec les ténors du jeu d’action.

C’est propre mais ça date
Le titre s’affiche en résolution 4K native et vise les 60 images par seconde. Sur ce point technique, je n’ai pas noté de ralentissements gênants. Les combats restent fluides même lors des attaques de zone lumineuses, et les temps de chargement sont limités à 3 ou 4 secondes grâce au stockage rapide de la machine.

Le moteur graphique accuse un âge certain, et cela se voit dès la première zone ouverte. J’ai traversé des donjons aux textures pauvres et la conception des niveaux se révèle très rectiligne. Les animations des 20 monstres de base et des personnages secondaires sont rigides. La console de Microsoft n’est jamais exploitée à fond. On sent que les développeurs ont privilégié une fluidité constante au détriment de la qualité des détails et des environnements. C’est propre, l’image est nette, mais l’enrobage visuel est daté. J’ai apprécié par contre le fait de pouvoir démembrer les monstres afin de les handicaper et cela donne un tournant décisif au combat, le moteur physique est bien pensé sur ce jeu.

Une bande son qui donne de la voix
L’environnement sonore sauve en partie la mise. Les musiques accompagnent efficacement l’exploration des différents étages. Les bruitages des lames croisées et des impacts magiques sont percutants, offrant un bon retour sonore lors des combos à l’épée.
Du côté des voix, le jeu propose les doublages en japonais ainsi que les voix en anglais. Les acteurs nippons sont convaincants et livrent une prestation solide, tandis que le casting anglophone s’en sort avec les honneurs pour retranscrire la tension des combats.

Que vaut ce palier ?
Echoes of Aincrad est un ARPG qui plaira avant tout aux joueurs familiers avec l’univers de la franchise. Avoir son propre avatar permet de voir au-delà de la vision du personnage principal de l’œuvre. Le système de permutation en combat apporte de bonnes idées tactiques qui demandent de la réflexion. De plus, la fluidité constante à 60 images par seconde sur la console assure un confort de jeu appréciable tout au long de l’épopée de survie avec un moteur physique propre.
Mais la répétitivité des quêtes pour avancer dans l’histoire, les faiblesses évidentes de l’intelligence artificielle et un moteur graphique techniquement en retard l’empêchent de se hisser au niveau des grandes références du marché, le jeu ne prend pas le risque d’innover. Après j’aime les jeux SAO pour ce qu’ils proposent, avec ses avantages et ses défauts, pour ceux qui aiment l’univers cela reste une valeur sûre.




