Le studio Supamonks ferme ses portes

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C’est un nouveau coup dur qui frappe l’industrie créative et vidéoludique française. Le studio d’animation Supamonks, réputé pour son savoir-faire visuel unique, vient d’être officiellement placé en liquidation judiciaire. Une fin brutale pour une structure historique de l’animation et de la production francophone, fondée en 2007.

Le paradoxe Absolum

Cette fermeture laisse un goût particulièrement amer tant le dernier fait d’armes du studio dans le jeu vidéo résonnait comme un triomphe. En s’associant avec l’éditeur Dotemu et les experts du genre Guard Crush Games, Supamonks avait pris en charge l’intégralité de la direction artistique et des animations d’Absolum, un roguelite beat ’em up particulièrement percutant sorti en octobre dernier.

La patte graphique du studio, fortement inspirée des comics franco-belges et américains et entièrement dessinée à la main, avait fait l’unanimité. Une consécration matérialisée pas plus tard qu’en mars dernier lors de la 7e cérémonie des Pégases, où le titre a décroché deux statuettes majeures :

  • Pégase du Meilleur Jeu Vidéo Indépendant

  • Pégase du Meilleur Game Design

Malgré l’accueil dithyrambique de la presse et de la communauté, le succès d’estime (et commercial) d’un projet conjoint ne pèse pas toujours assez lourd face aux réalités économiques globales d’un studio transmédia.

Un secteur de l’animation en pleine crise

Si le nom de Supamonks parlait aux joueurs grâce à Absolum ou à des collaborations avec Ubisoft, l’activité du studio reposait historiquement sur un modèle plus large : la publicité (notamment pour la chaîne Quick), les courts-métrages et les séries d’animation TV (comme Les Métiers pour France Télévisions ou Pompom Ours).

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Les cofondateurs tiraient déjà la sonnette d’alarme il y a quelque temps sur le durcissement du marché post-COVID, évoquant un coup d’arrêt brutal des financements et des productions survenus dès 2023. Pris en étau entre la frilosité des diffuseurs et les vagues de fermetures qui ont fragilisé l’écosystème global de la sous-traitance VFX et animation, Supamonks n’a pas pu redresser la barre à temps.

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