Tekken 8

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Graphismes9.8
Animation9.8
Gameplay9.4
Bande Son9
Intérêt9.1
9.4

Ca s’appelle une dinguerie. J’ai toujours placé la série Tekken derrière Virtua Fighter, Dead Or Alive ou encore Soulcalibur. Tekken a toujours privilégié le kitch et est toujours resté en retrait d’un point de vue technique visuelle ou d’un point de vue du gameplay. Mais là, j’avoue que je me suis pris une série de claque tant les combats sont classieux à souhait. Ils ont réussi à mêler au jeu des angles de caméra hyper bien choisis qui donnent finalement l’impression au joueur que des artworks ont été glissés dans le jeu.

Il y a eu quand même des choix étranges mais compréhensibles comme par exemple l’usage des langues. Certes, le fait de voir parler des personnages en japonais reste normal pour un jeu japonais. L’anglais reste fatalement assez commun dans le monde du jeu vidéo mais le français, l’espagnol ou encore l’italien et l’allemand. Tout pousse à croire qu’il y a une opération séduction là-derrière. Mais il n’empêche que le résultat à l’écran est étrange car tout le monde parle dans sa langue dans le mode scénario mais tout se passe comme si cela ne gêne personne et que tout le monde se comprend finalement comme si chacun avec une traduction simultanée en temps réel grâce à une intelligence artificielle. Après tout, on ne doit sans doute plus être loin de la réalité au regard des technologies actuelles.

D’ailleurs, notre ami français du jeu Victor Chevalier a été doublé par Vincent Cassel. Ils partagent d’ailleurs ensemble les mêmes initiales.

 

Si l’histoire présentée n’est guère originale, il faut reconnaître que le synopsis est lui, très maîtrisé, avec des combats somptueusement mis en scène. Les jeux de combat nous ont habitué à une découpe en round où il suffit de remporter la majorité d’entre-eux. Avec le mode story, Tekken 8 impose son rythme et ses règles. Si vous remportez le premier round, vous enchenchez un cinématique, un évènement, qui vous emmène au round suivant mais en cas d’échec, pas de deuxième chance, pas de check point non plus, il faut recommencer le combat dès let début et franchement, cette façon de voir est géniale car pas trop punitif. On ne parle jamais que d’un round, pas de rebrousser une heure de jeu en arrière. C’est non seulement très malin, mais cela rend le déroulement du jeu très organique parce que après tout, quand on se bat contre un ennemi, on ne s’arrête pas alors qu’on a l’avantage afin que tout le monde se repositionne pour repartir à zéro lorsque le nouveau round est lancé, sauf sans doute dans le cadre d’un sport. Mais ici, c’est du pur combat et le résultat obtenu par ce choix est forcément génial : les chorégraphies sont folles.

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D’une beauté implacable, Tekken 8 nous offre sans doute ce qui se fait actuellement de mieux en terme de réalisation sur Xbox Series X ou sur PS5. J’ai adoré l’évolution des décors qui offrent de belles revisites et une variété vraiment appréciable. Les personnages ne sont pas en reste et d’ailleurs le roaster est vraiment varié. On retrouve quelques personnages connus en version un peu plus grunge. Il y a une revisite intéressante (certains ont vieilli) mais aussi des introductions aussi sympas qu’exotiques. Tekken 8 est très beau et ça fait franchement plaisir à voir.

De fait, avec cet épisode, Tekken 8 a clairement marqué des points et a escaladé de nombreuses places dans mon classement de mes licences de jeu de baston préférés.

En terme de contenu, Tekken 8 fait aussi le taf. Certes, la campagne principale aurait gagné à être plus longue mais elle n’en est pas moins palpitante avec des longueurs qui s’installent lors du combat final qui le rendent épique à la manière de certains mangas Shōnen. Mais il faudra aussi jouer une sorte de mode Arcade avec chacun des personnages qui ont tous leur petite histoire plus intimiste. C’est en fait le contenu de base que l’on a droit habituellement dans ce type de jeu et donc rassurez-vous, il est bien là. Ce sont des petits appendices qui sont là pour les fans et qui viennent compléter le scénario de base, plus ou moins légèrement.

 

Des attaques spéciales inspirées par celles de Mortal Kombat, très cinématographiques, sont là aussi pour rajouter encore plus de spectacle. Leur efficacité peut clairement faire pencher la balance de l’affrontement à votre avantage. Les visuels sont vraiment au poil et très variés. Il faut dire que le roaster de base propose quand même 32 personnages donc quelques nouveaux arrivants.

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Les affrontements restent assez bourrins. Comprenez par là que même les novices peuvent très rapidement s’amuser avec Tekken 8. Mais c’est comme toujours, la prise en main sera rapide, la vraie maîtrise des timings prendra du temps. La profondeur de Tekken 8 cache en tous cas bien son jeu.

En terme de contenu, vous retrouverez le Tekken Ball et des tas de modes de jeu qui permettent vraiment de justifier l’achat d’un tel titre. Pour ma part, j’ai trouvé tellement génial le mode histoire, que je me vois bien le relancer de temps à autres. Il n’est pas aussi long que celui d’un Mortal Kombat 1 mais je l’ai trouvé au final mieux travaillé en terme de trépidance. Le mode en ligne est lui aussi bien mieux maîtrisé.

Bandai Namco est très en forme. Ce Tekken 8 est une grosse surprise dans le sens qu’il va bien plus loin qu’où je l’attendais.

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