Sackboy : A Big Adventure

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Graphismes6.6
Animation7.1
Jouabilité6.3
Bande Son8
Intérêt5.8
6.8
Reader Rating: (2 Rates)9.5
Quand une nouvelle console débarque, on a vraiment trop hâte de voir ce qu’elle a dans le ventre et on imagine toujours que les jeux du lancement seront une belle démo technique prête à justifier chaque euro dépensé. Mais à la sortie d’une nouvelle console, il faut aussi proposer une offre variée et pour tous les âges. Sackboy: A Big Adventure, sorti tout droit de l’univers de Little Big Planet va donc devoir assumer ce double rôle et ce n’est pas facile tant le jeu veut nous offrir une réalisation discrète mais ô combien efficace. Sur les vidéos, je ne m’attendais à vrai dire à rien d’extraordinaire. Le titre faisait désespérément PS4, d’ailleurs il existe aussi sur ce format. Mais c’est tout en finesse qu’il finit par convaincre tant le jeu est ultrapropre et bourré de détails. Jamais il n’impressionne mais, et j’insiste, jamais il ne déçoit car il y a toujours quelque chose pour briller. C’est peut-être un reflet, c’est peut-être une texture, c’est peut-être des éléments en mouvements. Tout est appel à émerveillement, mais rien ne donne un grosse claque dans la gueule.
Alors forcément, on est en droit d’être déçu mais on en a pas vraiment le droit car il n’y a pas vraiment de raison. Le jeu est soigné mais il ne brille pas. L’expérience est bien complète quoi qu’un peu répétitive sur certains aspects. Le titre propose quelques stages en co-op et c’est heureux car il est vrai que la solitude peut être parfois pesante.
Je crois qu’il est important aussi d’informer les joueurs qu’il ne s’agit pas d’un Little Big Planet mais bien d’un spin-off. Vous pouvez donc oublier la création de stages. Ici, on visite un parcours de stages : une approche bien plus classique.
Media Molecule, très occupé avec Dreams, a en tous cas lâché sa licence fétiche au profit de Sumo Digital et ce n’est pas une première puisque ce studio touche-à-tout avait déjà mis les mains dans le cambouis avec Libble Big Planet 3.
Du côté des griefs, on notera que Sackboy est très linéaire et répétitif. Il s’agit plus d’une promenade de santé mais elle est vraiment très plaisante. Alors il faudra voir si avec le recul Sackboy sera à la PS5 ce que Knack était à la PS4. C’est un constat que nous pourrons faire d’ici quelques temps, une fois que l’on aura vu ce que la PS5 aura pris l’habitude de nous servir.  Mon sentimen: t sur la question est que cela ne sera pas le cas car à l’époque, Knack était quand même supermoche alors qu’ici, ce n’est pas le cas. Sackboy est juste sobre. Il n’est pas non plus très long à boucler. 5 mondes. 5 heures… Bref, c’est un jeu de début de génération que tout le monde va acheter, faute de choix. Et le choix n’est pas forcément mauvais : Sackboy fait le job!

Certains stages sont jouables à deux en local mais le jeu devrait proposer un mode 4 joueurs en ligne, offrant une bonne rejouabilité au titre  même si le level design n’est pas toujours très inspiré et que les boss sont d’une platitude… Quel manque de challenge. Un public jeune n’y verra sans doute que du feu mais des vieux brisquards comme moi verront tous les travers d’un level design parfois médiocre lui sauter aux yeux. Il faut en tous cas aussi avouer que l’expérience de jeu n’est pas hallucinante en terme de gameplay tant Sackboy semble cousu de fil blanc. Circulez, y’a rien d’original à voir : les possibilités sont basiques et peu nombreuses. Et c’est sans doute à cause de cela qu’on a l’impression de faire rapidement le tour de ce jeu qui manque un peu de surprise, plus en tous cas que l’aspect purement technique.

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Sackboy est un titre édulcoré qui encourage le joueur à explorer pour collectionner. Cela plaira sans doute à certains joueurs mais il s’agit vraiment d’un cache-misère. En l’absence de projet vraiment finalisé, on a caché des petites trucs un peu partout dans le jeu. Et vraiment, le pire dans tout ça, c’est que je n’arrive pas à me fâcher contre ce jeu alors que je sens que je devrais. MAis c’est à ce moment précis que le Sackboy tout mignon revient pour me montrer qu’il a aussi des passages vraiment très chouettes à jouer. Je pense par exemple aux niveaux musicaux où l’on retrouve par exemple Bruno Mars aux commandes.

Et le vrai reproche qu’on peut sans doute encore lui faire est on utilisation très limité de la DualSense. A ce moment clé où tous les regards sont tournés vers elle et où il faut convaincre que cela ne sera pas juste un gadget du début de vie de la PS5, le choix est plutôt malvenu.

Au final, Sackboy est un bon petit jeu mais qui profite de l’absence d’un grand nombre de jeux à la sortie pour être vendu 70€ qu’il en vaut la moitié.

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