The Dark Pictures Anthology : House Of Ashes

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Graphismes8.2
Animation7.8
Gameplay6.2
Bande Son7.4
Intérêt7.7
7.5

Passé maître dans le jeu vidéo horrifique avec une grande valeur ajoutée pour le scénario, Supermassive Games nous revient avec un troisième opus et ce ne sera vraisemblablement pas le dernier. Si les histoires se succèdent sans se ressembler, le jeu utilise comme justificatif, comme liant, un sombre narrateur qui campe dans son bureau ou sa bibliothèque : le conservateur. Cet homme mystérieux casse le 4ème mur et lie votre expérience au jeu. C’est votre point de contact, votre référent, qui sans intervenir dans l’aventure n’hésitera pas à interrompre l’histoire et critiquer vos choix, bref, vous mettre mal à l’aise.

Si le jeu manie l’horreur avec dextérité, il sensibilise le joueur en lui laissant faire des choix qui ne sont jamais sans conséquence. Ce type de jeu a le défaut d’être court puisqu’il base sa richesse sur son horizontalité. En effet, on peut y jouer plusieurs fois sans avoir vraiment joué exactement au même jeu. C’était déjà le cas aussi pour Until Dawn du même développeur ou par exemple Heavy Rain de Quantic Dream

Il faut reconnaître qu’outre le sens aigu de la mise-en-scène, Supermassive Games profite du côté très linéaire de son jeu, même s’il propose plusieurs pistes, pour nous servir des graphismes somptueux. C’est un parti pris qu’il faut apprécier à sa juste valeur. L’ensemble est en tous cas bien écrit.

Il faut en tous cas prendre le jeu pour ce qu’il est, à savoir un film interactif avec du gameplay relativement limité, des QTE et des choix. Le jeu ne s’écarte pas des autres titres de la confrérie en proposant une interface identique en tous points : House Of Ashes fait vraiment figure de data disk.

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Malgré le manque de surprise que peut proposer un tel jeu, j’espère qu’une équipe travaillera encore sur le débugage du titre qui manque  parfois un peu de polish. En effet, certaines textures s’affichent tardivement et je peine sincèrement à comprendre pourquoi. Du coup, je suis tenté de mettre cela sur une certaine forme de paresse.

Si le jeu traite de la guerre en Irak, il n’hésite pas à faire un rattachement antique un peu à la manière du film la momie. L’inspiration est en tous cas très présente sur fond de malédiction et de créature maléfique.

 

L’histoire est assez rythmée mais soufre de temps à autre de certains remplissages. Je n’ai pas trop aimé les passages plus obscures qui ne font rien d’autre que décontenancer le joueur qui se retrouve à errer et à se perdre par manque de repère.

Cet opus reste néanmoins un bon cru même si la relation entre les personnages semble cousue de fils blancs. L’ensemble aurait pu être bien plus riche mais cette thématique de guerre qui se ratache quand même à des faits réels malgré l’aspect « littérature fantastique » ne semble pas avoir réussi à inspirer les auteurs plus que ça.

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