The Phoenix Gene

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Graphisme7
Immersion7.7
Gameplay7.7
Accessibilité8.3
Intérêt7.5
7.6

Après plus d’une décennie passée à travailler sur son concept et plusieurs années de développement en équipe indie, HEROmation pose enfin ses cartes sur la table avec The Phoenix Gene. Un pari ambitieux pour un studio indépendant, et on va voir si le phénix va vraiment prendre son envol.

Enfant du Soleil 

Au cœur du jeu, on suit Jackie, une adolescente employée comme femme de ménage dans une grande corporation, jusqu’au jour où un être draconique nommé Firestorm lui révèle qu’elle possède le Gène du Phénix. Cette découverte la propulse dans une aventure de science-fiction traversant le temps et le multivers, face à Life Rite, une organisation cherchant à monopoliser l’immortalité par le biais d’expériences génétiques sur des enfants.

Le scénario ne manque pas de profondeur, on retrouve des thèmes sombres comme la relation fracturée de Jackie avec sa famille, le sacrifice et les questions d’identité, même si le rythme reste assez inégal, cela fait plaisir de voir des scénarios un peu développés dans le domaine de la VR. On note également la présence d’un livre interactif en réalité virtuelle, The Phoenix Gene: Origins of Darkness, accessible depuis le menu principal.

Dans les rails du Phénix

The Phoenix Gene s’inscrit clairement dans la lignée de Star Fox, Panzer Dragoon et Ikaruga. On est sur un Rail Shooter à la troisième personne, où on tient Firestorm en main grâce aux contrôleurs Touch et on le pilote physiquement dans l’espace de jeu. Le positionnement dans la pièce a de l’importance, on esquive des obstacles en bougeant le corps, on récupère des jetons de feu, et on vise les ennemis en orientant la manette. En termes d’immersion physique, c’est convaincant.

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Firestorm peut basculer entre une version rouge et une version bleue, rappelant sans moindre Ikaruga avec ses 2 phases, ce qui modifie la réalité autour de lui. Certains ennemis apparaissent, d’autres disparaissent, des obstacles se traversent ou se solidifient. Absorber les projectiles de la couleur correspondante réduit les dégâts reçus.

Cependant, Firestorm ne peut pas pivoter à 360 degrés car quand des ennemis se trouvent derrière nous, il faut physiquement se retourner, ce qui expose alors le devant de l’écran aux obstacles en approche. La montée en difficulté est un peu trop directe et la prise en main des mécaniques de couleur arrive seulement en fin de partie, juste avant que le jeu se termine.

Le jeu propose 8 niveaux, comptables en environ 2 heures. Les jetons de feu servent de monnaie pour débloquer des améliorations comme la régénération de vie ou la résistance aux dégâts, et les missions proposent des objectifs assez variés, les plus hardcore d’entre nous viseront le 100%.

Le jeu peut se jouer assis et reste modéré en terme de mouvement, concernant la cinétose  je n’ai pas rencontré de difficulté en jouant mais je vous recommande vivement d’avoir un bel espace libre autour de vous pour éviter tout potentiel accidents involontaires.

Des visuels entre deux époques

The Phoenix Gene adopte un style cartoon assumé, avec des personnages aux designs expressifs et des environnements colorés qui rappellent l’esthétique d’un film d’animation. La fluidité est globalement maintenue malgré la charge visuelle liée aux portails aux couleurs alternantes et aux ennemis en nombre.

Firestorm est visuellement soigné. Tenu en main, son animation de vol et ses effets de flammes donnent l’impression de tenir un objet vivant.

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En revanche, les décors généraux donnent une impression de génération antérieure. La résolution globale et les effets de texture font penser aux visuels du Quest 1 et début Quest 2 plus qu’à ce que le Quest 3 est capable d’afficher. Les personnages humains secondaires, comme Jackie ou les PNJ, souffrent d’animations plus rigides en comparaison de Firestorm.

Une bande-son qui accompagne sans marquer

La musique colle à l’énergie des niveaux, soutient les montées en tension et donne le rythme pendant les combats, mais, ce qui manque, c’est une identité sonore propre. Aucun thème ne ressort vraiment après la session, rien qui s’imprime durablement. Le doublage vocal est présent mais la qualité audio des voix reste plate, sans relief, ce qui affecte l’immersion dans les scènes narratives. Pour un jeu qui mise autant sur son histoire, un travail sonore plus affûté aurait renforcé l’ensemble.

Le Phénix n’a pas encore atteint son altitude de croisière

The Phoenix Gene est un projet indépendant qui prend des risques dans un genre, le Rail Shooter en VR, encore peu exploité. HEROmation a construit un univers étendu avec une vraie vision narrative, une mécanique de couleurs stratégique originale, et une approche physique du gameplay qui tire parti de la réalité virtuelle.

Mais le jeu tâtonne encore dans son exécution. La durée de vie de 2 heures est courte, la prise en main arrive trop tard dans l’aventure, la rotation de Firestorm est limitée de façon contre-intuitive, et les graphismes ne profitent pas pleinement des capacités du Meta Quest 3.

Un jeu qui ose aller dans un domaine qui a fait la joie d’une époque, mais cette  fois-ci en VR et qui est très sympathique.

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