Valkyrie Elyseum

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Graphismes6.6
Animation7.4
Gameplay9.4
Bande Son9.4
Intérêt8.7
8.3

Il n’est pas toujours facile de prendre la relève d’un jeu à succès, surtout lorsque l’équipe qui s’occupe de la suite n’a plus grand rapport avec celle qui avait signé Valkyrie Profile. On peut d’ailleurs prendre plus le jeu comme un spin-off tant le gameplay a aussi évolué. Alors, ce Valkyrie Elyseum est-il l’opus qui va détruire cette si belle licence? Pas si sûr.

Au banc des accusés, il faut bien entendu citer la réalisation à comparaître. On est sur PS5 mais on se croirait sur PS4. Les décors sont jolis mais pas extrêmement détaillés et il y a pas mal de popping. Alors si avec tout ça tout pouvait tourner en 60FPS j’aurais encore fermé les yeux mais on est ici aussi loin du compte. Et pourtant je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment sur Valkyrie Elyseum, que du contraire. Le gameplay rattrape un peu tout et donne de belles sensations de jeu. Il suffit d’oublier qu’on aura pas droit à une démo technique sur PS5 mais que le jeu se transforme rapidement en plaisir coupable. C’est nul mais on s’amuse beaucoup et de fait, ce n’est pas si nul que ça du coup.

 

Les phases de combat proposent des combos dynamiques, finalement ses sensations un peu à la Bayonetta. La comparaison est forcément plaisante et il faut avouer que le character design est aussi très réussi même si on est pas en face d’un blockbuster triple A. Le jeu ne plaira sans doute pas à tout le monde à cause de ses faiblesses. On a clairement pas acheté une PS5 pour jouer à ça.  D’ailleurs, en ce moment, côté mythologie nordique, on a un certain God Of War Ragnarök qui traîne sur la même console mais les sensations sont vraiment différentes et ne s’adressent pas au même public. Je trouve d’ailleurs ce Valkyrie Elysium beaucoup plus gamer que God Of War Ragnarök qui reste essentiellement contemplatif avec son gameplay assisté. Bref, à part l’ambiance et le côté beat-them-all, les deux jeux n’ont pas grand chose en commun (surtout la réalisation haha).

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Scénaristiquement parlant, Valkyrie Eyseum fait dans le convenu avec des rebondissements prévisibles et une histoire très linéaire sans surprise. C’est vraiment, encore une fois, du côté du gameplay et de la sensation de jeu que l’on savourera Valkyrie Elyseum. Les coups sont nombreux, variés, et propose pas mal de finesse pour un résultat à l’écran très convainquant. Ce n’est pas le gros bordel comme dans un Musou, la maîtrise est totale. Bien entendu, les coups magiques impressionnants sont aussi de la partie. Notre Valkyrie pourra, mythologie nordique oblige, appeler ses Einherjar à la rescousse. Là aussi, le résultat à l’écran est aussi prestigieux et grandiloquent que limpide en terme de gameplay.

 

Celui-ci est aussi d’ailleurs complété par un grappin et les esquives classiques et autre mouvements défensifs. Riche dès le départ, le gameplay parvient encoe à s’étoffer au fur et à mesure que l’on progresse dans l’aventure. Les sensations bonnes, très très bonnes. Le jeu ne pêche vraiment que pour son aspect poussif. Ce n’est pas moche. Ce n’est pas vide. C’est juste mal ficelé pour une PS5. La progression est aussi assez vieillotte, avec un système d’arène qu’il faut vider de ses monstres avant de passer à la suivante.

 

Valkyrie Elyseum est forcément décevant car il n’est pas à la hauteur de ses ancêtres mais ce n’est clairement pas un mauvais jeu non plus. Je l’ai trouvé très plaisant, juste en-deça de ce qu’on aurait pu espérer recevoir sur une console de cette puissance qui se retrouve même confrontées de temps à autres à des ralentissements.
    
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