Pocky & Rocky Reshrined

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Graphismes7.3
Animation7.9
Gameplay8.1
Bande Son8
Intérêt8.1
7.9

Je vous parle d’un temps où on allait dans le magasin de jeux vidéo d’import pour demander des jeux qui répondaient au nom croquignolesque de Kiki Kaikai. Pocky & Rocky donc pour le public européen qui n’aime pas les noms de jeu rigolos. Voici donc en tous cas le remake de ce jeu sorti à l’époque sur Super Nintendo et qui a été complètement remanié pour nous offrir moultes animations modernes à l’écran qui auraient certainement mis KO la console de Nintendo. En revanche, l’aspect gros pixel d’antant a été conservé pour un résultat visuel antique mais quand même attrayant. En tous cas, je ne sais pas ce qu’ils ont mangé les ennemis avant de venir mais ils sont vénères et ne vous laissent aucun répit.

Vous incarnerez donc tout à tout la prêtresse shintoïste Pocky qui n’a rien d’un Mikado et Rocky le raton-laveur. Même s’il y a deux personnages jouables, le gameplay reste sensiblement le même avec une avancée à pied et des tirs lancés dans la direction que vous regardez. Vous avez aussi accès aux diverses options pour booster votre tir et une grosse bombe qui nettoie tout mais que vous devrez partager entre vos différentes vies. Mourir ne signifie en effet pas l’arrivée de bombes supplémentaires. Ne les gaspillez donc pas car les ennemis ne vous donneront aucun répit. La difficulté est vraiment énorme et ce, dès le premier stage malgré le checkpoint de mi-parcours et le checkpoint de boss.

 

Le test arrive d’ailleurs un peu tardivement car il m’a fallu du temps pour le terminer malgré le format court du genre. C’était dur, vraiment dur. De quoi faire en tous cas un saut dans le temps qui nous renvoie aux jeux courts et difficiles. Du die and retry des familles avec malgré tout à mi-parcours du niveau un check point salvateur. Des boss de mi-parcours et un boss de fin de niveau, autant de raisons pour nous servir des animations follement détaillées. Le jeu est très soigné et n’hésite pas à mettre le paquet. Il y a énormément de sprites à l’écran mais pas l’ombre d’un ralentissement en vue. Il faut dire que la basse résolution choisie permet forcément tous les délires sur PS5.  Enfin, tous les délires, n’exagérons rien. Les développeurs n’ont même pas fait l’effort de développer un jeu en ligne qui s’y prêtait vachement…

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Au niveau du gameplay, la difficulté principale du jeu vient du fait que l’on tire dans la direction où l’on marche avec les travers évidents que cela comporte puisqu’en essayant d’éviter des ennemis, on ne tire plus non plus sur ces derniers qui peuvent dès lors nous pourchasser. Pocky & Rocky Reshrined est donc particulier à jouer et sa difficulté vous fera peut-être parfois hurler.

L’aspect japanisant du jeu et le côté madeleine de Proust m’auront quand même encourragé à terminer ce titre. Pas sûr qu’avec une déco occidentale et un direction artistique grand public, je me serais autant accroché.

Comme tout shoot-them-up qui se respecte, il ne s’agit pas juste d’éliminer des ennemis. Il faut aussi récupérer les sous qu’ils lâchent afin de débloquer de nouvelles options comme par exemple un mode de jeu plus facile si vous êtes vraiment à la peine. Et puis il y a quelques bonus vraiment sympa : des artworks  et même le jeu original!

Le mode coop n’est pas disponible de base, il faudra d’abord terminer le jeu pour y accéder. C’est un choix assez étrange car on pourrait croire au début qu’il manque à l’appel. Les développeurs ont du faire ce choix, histoire de relancer encore l’intérêt une fois le jeu terminé. L’absence de ce mode co-op explique en tous cas cette difficulté dont il faut s’affranchir car fatalement, à deux, cela se passe bien mieux.
La construction du soft est certes, inhabituelle pour intensifier la difficulté du jeu. Aurait-il mieux valu une titre que l’on plie en 30 minutes? Pas sûr!
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