Hell Architect

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Graphisme6
Animation6.5
Gameplay6.8
Bande-Son6
Intérêt6
6.3

Développé par Woodland Games et édité par Leonardo Interactive, Hell Architect propose une approche de la gestion de colonie en milieu infernal et on va voir si être un bon DRD ( direction des ressources des damnés) suffit pour s’en sortir….de cet enfer !!

Un sombre pacte

Le joueur incarne un architecte mandaté par l’administration locale pour concevoir et structurer des espaces de tourment sous les directives de Lucifer. La campagne principale s’articule autour de 7 chapitres scénarisés agissant comme un tutoriel. Ils permettent d’assimiler les outils de terrassement, la gestion des nécessités du personnel et la production d’énergie. L’écriture assume un humour noir et caricature le fonctionnement bureaucratique du monde souterrain, notamment par l’intégration de figures historiques connues pour leurs mauvaises actions. Néanmoins, cette structure narrative montre des limites après 3 ou 4 heures de jeu ; l’effet de découverte s’estompe et le récit s’efface au profit de la gestion pure de la base.

Encore du travail ?

L’expérience repose sur la gestion du personnel infernal, plutôt de damnés envoyés en enfer. La phase initiale implique de creuser la roche pour libérer de l’espace et récolter des ressources de base (terre, charbon, métal), avec un agencement vertical nécessitant la pose d’échelles et de plateformes. Les travailleurs damnés requièrent de la nourriture, de l’eau, des zones de sommeil et des commodités sanitaires pour maintenir la chaîne de production.

Tout ce beau petit monde heureux de travailler pour nous requiert comme ressource principale…la souffrance. Celle-ci est générée via la construction d’appareils de supplice (roues, chaudrons). Des travailleurs légendaires, dotés de statistiques spécifiques, peuvent également être invoqués pour optimiser le rendement.

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Cependant, le système manque de profondeur pour les habitués du genre. L’interface de gestion devient confuse lorsque la population dépasse 25 travailleurs. L’arbre des technologies s’avère linéaire, et malgré la présence d’un mode bac à sable, la répétitivité s’installe au bout de 15 heures de jeu environ.

Une DA qui voit rouge

Graphiquement, le titre adopte une esthétique en 2D, style animation. Les environnements souffrent toutefois d’une certaine monotonie, la zone de jeu étant largement dominée par des teintes rouges, brunes et oranges. Techniquement, le jeu tournera sans soucis sur les machines actuelles, mais des baisses de la fréquence d’images peuvent survenir sur des configurations informatiques plus typées bureautiques lorsque la taille de la base augmente considérablement, cumulées avec tous les PNJ et effets visuels.

Un son infernal

L’habillage sonore intègre des bruits de travaux (impacts de pioche, mécanismes métalliques) et des plaintes vocales qui soutiennent le registre ironique. Les musiques alternent entre rythmiques jazz et tonalités caverneuses. Le titre bénéficie d’un doublage vocal en anglais accompagné de textes en français.

Soucis Administratif

Hell Architect constitue une introduction fonctionnelle aux bases de la gestion de colonie. Le cadre atypique et les mécaniques simples divertissent durant les dix premières heures. Sur le long terme, le manque d’embranchements technologiques complexes, l’absence de règles physiques avancées et la répétitivité visuelle et sonore limitent l’évolution de la colonie. Un manque de profondeur qui finit par transformer la session de jeu en une véritable petite pénitence… Un comble, finalement, pour un simulateur d’administration infernale !

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