NHL 27

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Graphisme8.2
Animation8.4
Gameplay8
Bande-son7.5
Intérêt 8
8

EA Vancouver et EA Sports proposent cette année NHL 27 sur la machine de Microsoft, une nouvelle itération de leur simulation de hockey sur glace. La licence NHL existe depuis tellement longtemps que ça me fait plaisir de m’y replonger, on va voir si cette version 27 patine ou non.

Le vestiaire et ses stratégies : Engagements et prolongations

NHL 27 propose une vision axée sur la gestion et la compétition. L’ajout de cette année réside dans la refonte du mode Franchise connectée. Je trouve ce mode orienté pour la gestion sportive. Cela permet de fonder une ligue en ligne personnalisée regroupant jusqu’à 32 équipes gérées intégralement par des joueurs connectés .

Les paramètres de ce mode s’avèrent flexibles, allant de la personnalisation du calendrier aux outils pour réguler les échanges de joueurs et le plafond salarial. La fonction cross-play élargit la base de participants. On peut affronter des adversaires sur différentes plateformes, ce qui réduit le temps d’attente pour trouver une partie.

Le mode World of CHEL reste le mode pour les rencontres en ligne, avec des classements partagés et une dimension sociale unifiée via EA Connect. On y retrouve les matchs classiques en équipe, ainsi que des affrontements rapides. L’interface de ces menus manque de fluidité. On passe du temps à naviguer entre les onglets pour gérer son effectif, modifier ses tactiques ou personnaliser son avatar. L’intégration de ces modes est complète, mais l’ergonomie globale pourrait être simplifiée.

Le jeu n’oublie pas pour autant la pratique hors ligne pour les joueurs. Le mode Carrière donne la possibilité de créer un athlète et de le faire évoluer, depuis les ligues mineures jusqu’au championnat professionnel. On gère son temps et on enchaîne les rencontres pour améliorer ses statistiques. Quelques interactions avec l’entraîneur et les journalistes rythment la saison pour apporter un contexte à notre progression.

Toutefois, Les événements ont tendance à se répéter après 2 ou 3 saisons complètes. Le mode s’appuie sur des bases solides mais n’apporte pas de nouveauté marquante cette année. On dispose également des traditionnels modes Saison et Tournoi pour organiser des compétitions personnalisées contre l’intelligence artificielle. Ces options solo font le travail correctement. Elles constituent un bon terrain d’entraînement avant de se lancer dans les matchs multijoueurs.

Le mode HUT reprend du service avec sa formule éprouvée de cartes à collectionner. On y retrouve l’option Cup Chase pour débloquer des récompenses en solo, le format Wildcard avec ses contraintes d’effectif variables, ainsi que les divisions classées et le tournoi HUT Champions pour l’affrontement en ligne. La gestion des synergies avec un capitaine dès le départ apporte un repère utile. La mécanique tourne sans accroc pour qui aime bâtir son alignement, tout en conservant son modèle économique fondé sur l’achat de paquets.

Coup de patin et tactiques de glace : Sur la ligne bleue

Le studio a intégré des statistiques réelles pour façonner 32 tactiques correspondant à l’identité de chaque franchise professionnelle. On ressent ces différences de comportement manette en main. Une équipe orientée sur l’attaque va presser haut dans la zone adverse, tandis qu’une autre formation se repliera pour bloquer la zone neutre.

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L’intelligence artificielle s’adapte selon le niveau de difficulté choisi par le joueur. En mode débutant, l’adversaire laisse de l’espace pour construire ses actions. Au niveau ardu, l’ordinateur utilise des prises à 2 et un positionnement strict pour bloquer toute tentative offensive.

Le système de fatigue des gardiens modifie la façon de jouer. Un gardien reposé arrêtera la majorité des tirs. Si on multiplie les assauts pour le forcer à se déplacer, son énergie diminue de façon visible. Ses réflexes baissent progressivement, ce qui ouvre des opportunités de marquer sur des rebonds. Les passes transversales sont moins efficaces contre un portier en forme. Cela nous force à varier nos offensives, à utiliser les défenseurs à la ligne bleue et à construire nos actions. Les aptitudes de tirs ont été rééquilibrées.

L’intelligence artificielle de nos coéquipiers prend par moments des décisions hasardeuses. Il m’est arrivé de vouloir construire une passe et de voir mon partenaire fuir la zone d’attaque au lieu de se démarquer près du but. La prise en main des commandes demande un temps d’adaptation.

La gestion simultanée du patinage, de la crosse et des tactiques demande de la dextérité. La fluidité est présente, les animations s’enchaînent de manière cohérente, mais la sensation globale reste familière pour quiconque a pratiqué les éditions récentes. L’impression de jouer à une mise à jour d’un titre précédent se fait sentir lors des matchs prolongés.

Les altercations physiques conservent les bases établies dans l’édition 26, sans bouleversement majeur. On retrouve le système contextuel déclenché après un contact litigieux ou une provocation près du gardien. La gestion reste identique : agripper le maillot pour casser les appuis, esquiver et placer son crochet au stick.

L’arbitrage applique toujours les 5 minutes de pénalité réglementaires, avec un léger regain d’énergie pour la ligne du vainqueur. C’est du terrain connu pour les habitués, efficace pour casser le rythme d’une rencontre tendue, mais sans réelle nouveauté mécanique cette année.

Reflets sur la glace : Un blanchissage visuel

Sur Xbox Series X, chaque arène a été modélisée pour refléter sa fidélité, avec des détails allant de l’éclairage dynamique aux écrans géants suspendus au centre de la salle. Quand on évolue sur la piste, les reflets des projecteurs et les altérations de la glace au fil des tiers temps sont gérés de belle manière. Le moteur Frostbite affiche des environnements nets, soutenus par une présentation télévisuelle qui dynamise l’introduction des rencontres. L’intégration des données visuelles donne un aspect professionnel à l’ensemble et renforce l’immersion.

le jeu tourne sans problème à 60 fps et nous sommes toujours sous Frostbite. Je n’ai constaté aucun ralentissement ni aucune chute d’images par seconde durant mes sessions de test. Les ralentis , célébration de but, et cinématique en général sont à 30 fps.

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Les modélisations des athlètes principaux sont fidèles à la réalité. Leurs équipements bougent de façon naturelle. On note une disparité avec les sportifs de second plan, dont les visages manquent d’expressions faciales lors des gros plans (comme à chaque fois dans les jeux de sport de ce style)

Les animations de contact physique bénéficient d’un poids crédible. On ressent l’impact lors des collisions contre les balustrades vitrées. Ce niveau de détail visuel sert l’immersion dans le match, même si l’interface utilisateur en cours de partie s’avère parfois chargée en informations statistiques à l’écran.

Le bruit des gradins : La sirène retentit

Le titre introduit deux commentateurs anglophones, John Buccigross et Darren Pang. Leurs interventions apportent une approche analytique du sport et suivent le rythme de l’action sur la glace. Les analyses tactiques semblent pertinentes lors des arrêts de jeu. Comme dans la majorité des simulations de ce type, certaines lignes de dialogue finissent par tourner en boucle après 20 heures passées sur le titre et ne sont qu’en anglais.

La reproduction des environnements réels constitue la base de la bande sonore. Les 32 patinoires disposent de leurs propres chansons de but et de chants de supporters enregistrés sur place. Entendre la sirène d’une équipe locale retentir juste après un palet logé au fond des filets renforce le réalisme.

Le travail sur les bruitages environnementaux se montre soigné. Le crissement des lames de patins sur la glace, le bruit du palet frappant la vitre de protection, ainsi que les bruits d’impacts lors des contacts contribuent à asseoir une ambiance sonore consistante. La musique présente dans les menus d’accueil reste dans les standards du genre, alternant des pistes rythmées pour conserver une énergie constante entre 2 matchs.

Coup de sifflet final : Direction les vestiaires

EA nous fournit un jeu de qualité, soutenu par une ambiance sonore qui retranscrit la ferveur des stades nord américains. La jouabilité intègre les stratégies réelles des équipes et le système de fatigue des gardiens. La gestion de ligue en ligne s’étoffe avec la Franchise connectée, offrant des perspectives d’investissement pour les groupes de joueurs réguliers.

L’intelligence artificielle perfectible de nos coéquipiers offensifs et la ressemblance manette en main avec les éditions précédentes empêchent le jeu de surprendre. La marche reste haute pour assimiler la totalité des commandes complexes, ce qui demandera un effort d’apprentissage aux novices du palet.

On se trouve face à une simulation de hockey sur glace qui fait son travail sérieusement. Elle conviendra aux amateurs cherchant une version actualisée de leur sport favori, tout en restant dans des balises familières pour les habitués de la licence. Un jeu complet, qui consolide ses acquis.

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