Spider-man 2

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Graphismes9.4
Animation9.4
Gameplay8
Bande Son8
Intérêt8.4
8.6

Au plus vous allez jouer à ce Spider-man, au plus vous allez le trouver sympa. Il est vrai qu’en début de partie, on semble confronté à une énième suite de Spiderman qui se déroule (fatalement) à New York. C’est un choix aussi obligé que paresseux et franchement, on ne se rend pas trop compte d’une grosse évolution tant que le jeu se déroule en monde ouvert. Celui-ci est riche et propose un bon nombre de missions secondaires ainsi que des quêtes d’objets à récupérer comme des drones ou encore des quêtes photographiques. Certaines mini missions consisteront à combattre des hordes d’ennemis dans des zones limitées géographiquement, des zones fantasmagoriques. Dans d’autres cas il faudra mener des enquêtes, réaliser des tags. Bref, c’est plutôt complet et varié à défaut d’être très intéressant.

 

Vous l’aurez compris, je suis plus fan du mode histoire. Celui-ci nous emmène dans des ères de jeu fermées et du coup bien plus belles. Et là, c’est la distribution de claques. C’est vraiment très joli et la mise-en-scène est sublime jusqu’à dans les combats (c’était déjà le cas lors des opus précédents).

En tant que fan de parc d’attractions, j’ai adoré le passage à la fête foraire. C’est l’occasion de nous servir des décors lumineux, animés, qui nous en mettent plein la vue et franchement ce Spider-man n’a pas grand chose à envier aux jeux de stratégie basés sur des parcs à thème d’un point de vue de la réalisation. Ce qui est dommage, cependant, c’est qu’il y a beaucoup d’interactions et la possibilité d’essayer beaucoup d’attractions mais la liste n’est pas exhaustive. Cela crée au final une frustration. Pourquoi ne pas avoir été jusqu’au bout du délire? Les stands de jeu sont en tous cas autant de prétextes que pour vous faire participer à des petits jeux très (trop) simplistes.

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Si Spider-man tourne parfaitement bien et ne rame franchement jamais, il ne nous épargne pas de certaines bizarreties. Les cinématiques ne sont pas trop raccords avec des changements de costume innoportuns entre les phases de jeu et de film. Si Spider-man est au sol, le cinamatique peut prendre le relais en donnant l’impression que ce dernier descend du ciel, et inversément. Trop de scripts tuent le script. De plus, alors que Spider-man peut voltiger au-dessus des gratte-ciels, il peut être coincé par un élément de décor haut de 10 centimètres juste parce que les développeurs ont décidé qu’il fallait effectuer certaines manipulations à la manette, viser des éléments du décor, pour que le déplacement puisse se faire. A certains moment, je me suis vraiment senti prisonnier du gameplay.

 

On oubliera pas non plus les nombreux bugs rencontrés comme des soucis de collision, de la traversée de décor mais aussi des problèmes sonores. J’ai eu droit aussi à un Spider-man qui commence à ramer lorsqu’il se balance et à des ennemis dont la routine se coince. C’est plutôt gênant car j’ai du combattre un boss indestructible. Un simple reboot du jeu a pu régler le souci à chaque fois mais c’est dommage car le jeu manque de polish. Dans l’absolu, ce n’est pas non plus un drame car j’ai du rebooter la console en tout 3 fois sur toute l’expérience du jeu.

Je ne voudrais cependant pas assombrir le tableau car Spider-man 2 brille sur bien d’autres aspects. Par exemple, les retours haptiques proposés par la Dual Sense sont pour le moment les meilleurs que j’ai pu expérimentés. Il faut par exemple appuyer sur des gâchettes avec une certaine intensité et lorsqu’on débloque la situation, elles se relâchent d’un coup. C’est plutôt bluffant.

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Les combats sont vraiment excellents. Il s’inspirent depuis de début de Batman : Arkham Asylum avec son système de combat contextuel mais l’élève a depuis dépassé son maître avec la fâcheuse conséquence d’avoir l’impression d’un peu moins jouer et d’un peu plus regarder un film.

D’un point de vue technique, c’est un vrai jeu next-gen avec des phases absolument hallucinante de dynamisme, des textures hyperdétaillées, des environnements parmi les plus beaux qu’on ai pu voir sur console jusqu’à présent. En fait, le problème principal de ce Spider-man 2 est qu’il vise très haut et forcément, les défauts se remarquent beaucoup plus que si le jeu était un jeu moyen. J’espère néanmoins que toutes ces erreurs pourront être gommées avec des mises-à-jour car on est vraiment pas loin de la perfection.

J’ai en effet beaucoup aimé ce titre qui propose vraiment une action trépidante. J’ai moins aimé l’écriture, surtout à la fin du jeu qui propose une « corruption » dans les décors dont il faut se débarrasser. Genre, on a pas déjà croisé cette situation des centaines de fois dans d’autres jeux. C’est dommage d’autant que cela occupe vraiment une part importante de l’histoire. Je comprends que cela crée un monde désolé dans l’univers de Spider-man et que l’idée est clairement de rendre cela asphyxiant mais j’aurais aimé un peu plus d’originalité.

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