Beastlink

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Grove Street Games édite et développe BeastLink, rendu disponible en accès anticipé le 18 août 2026. Le format de l’accès anticipé permet de financer la production en cours. Les développeurs communiquent sur leurs feuilles de route, mais cette mouture initiale présente un contenu brut.

La Bête au Bois Dormant et son Univers

Les humains survivent dans des bastions fortifiés face à des créatures colossales, des kaijus et la survie de l’humanité dépend de la technologie qui a provoqué le chaos. Les forces militaires exploitent un sérum spécifique pour se lier à ces monstres en sommeil et utiliser leur force de frappe. L’ambiance visuelle pose un cadre de fin du monde concret. La narration reste reléguée au second plan. Les missions jouables en solitaire agissent comme un tutoriel pour assimiler les commandes. Les développeurs prévoient 10 missions coopératives pour la version finale en 2027. L’histoire sert uniquement de prétexte pour justifier les affrontements où humains, machines et colosses s’affrontent dans la joie et la bonne humeur destructrice.

Un Maillon Fort dans la Chaîne Alimentaire

L’architecture du jeu s’appuie sur des affrontements en ligne réunissant jusqu’à 32 joueurs. On débute la session sous les traits d’un soldat régulier. L’objectif demande de récupérer des capsules de sérum réparties sur la zone pour déclencher la transformation en créature. La sélection actuelle compte 4 monstres, allant du prédateur volant pour la reconnaissance aérienne à la créature terrestre taillée pour le combat rapproché. Pour équilibrer les forces, l’infanterie utilise des véhicules terrestres et des hélicoptères.

On retrouve une dynamique qui rappelle le concept de Evolve, associée à l’échelle des batailles de la série Battlefield et la folie destructrice des Earth Defense Force. La variété des rôles modifie la perspective des combats sur les 3 cartes disponibles. L’équilibrage demande des correctifs. L’infanterie manque d’impact initial face aux créatures, et la maniabilité des véhicules manque de précision.

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Une Bête de Course Exigeante pour les Machines

Pour gérer la physique de la ville, le jeu mise sur sa technologie maison, baptisée SuperDestruction. Manette ou clavier en main, le résultat fait immédiatement penser à Red Faction : quand un monstre fonce dans un immeuble, le béton s’écroule, les débris volent et la structure s’effondre pour transformer la rue en champ de ruines. Le rendu est dynamique et le poids des créatures se ressent bien, manette en main.

Cette physique poussée se paie cash sur les performances. Même sur une machine solide avec un processeur i9 13900K et une carte graphique RTX 5080, j’ai constaté de nettes chutes de fluidité dès que plusieurs gratte-ciel s’écroulent en même temps. Quand l’action s’emballe, le titre a du mal à tenir les 60 images par seconde. En l’état, le manque d’optimisation risque de poser de sérieux soucis aux configurations plus modestes, pour le moment l’optimisation n’est pas au rendez-vous.

Un Rugissement Qui Demande de l’Écho

L’environnement sonore compile le fracas des immeubles, les tirs de chars et les cris des créatures. Les armes possèdent des signatures audio distinctes pour identifier les menaces de proximité. Le mixage général sature lors des affrontements impliquant de nombreux participants. Les bruits des explosions lointaines masquent les sons immédiats, comme les bruits de pas, ce qui pénalise l’anticipation tactique de l’infanterie. Le titre intègre des voix en anglais et des textes traduits en français.

La Belle et la Bête

BeastLink pose les fondations factuelles d’un jeu d’action asymétrique basé sur la destruction urbaine. Incarner une bête ou un soldat modifie drastiquement l’approche tactique. Les lacunes de cet accès anticipé résident dans l’optimisation du jeu, l’équilibrage des rôles et une narration effacée. L’équipe de développement vise l’été 2027 pour la sortie complète, avec 12 cartes et 8 monstres. L’évolution de ce projet dépendra de la régularité des mises à jour et de l’intégration des correctifs techniques.

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