Atelier Ryza 2: Les Légendes Oubliées & Le Secret De La Fée

Après le succès d’Atelier Ryza, il était tout naturel de voir cette alchimiste revenir rapidement sur nos consoles de salon. Si la série des Ateliers existe depuis bientôt 25 ans, ce n’est que tout récemment que les développeurs ont tenté l’adaptation de leur licence très niche vers un public plus large. L’accessibilité était clairement la clé et cet opus n’est finalement qu’une confirmation de leur volonté.
On est loin des premiers opus austères avec des listes interminables d’ingrédients. Place à la 3D enjoleuse et si le character design n’a lui jamais trahi le genre, on peut dire que cet Atelier Ryza tape une fois de plus en plein dans le mille avec des personnages soignés et des « costumes » toujours aussi créatifs et fantasmagoriques. La seule chose assez étrange est que cette suite n’en est pas vraiment une. Vous pourrez commencer Atelier Ryza 2 sans avoir l’impression d’avoir raté quelquechose de l’épisode précédent : sans doute une volonté assumée de l’éditeur.
Les Ateliers fonctionnent toujours un peu de la même façon. Vous êtes une étudiante qui est en quête de reconnaissance dans la pratique de l’alchimie. Vous allez accepter divers travaux et quêtes afin de vous installer et vous intégrer dans une ville qui n’attendait plus que vous. Même si le concept semble se répéter, la série a su trouver ses marques et part, comme je l’ai dit, ici, à la conquête d’un public plus large.
Cela s’en ressent plus particulièrement dans les combats sont les visuels transpercent l’écran. On appuie sur quelques boutons et on laisse la magie (ou l’alchimie) opérer. C’est vraiment splendide mais l’approche stratégique est devenue plus simpliste que dans le premier opus. Pour bien faire, il aurait fallu garder le meilleur des deux mondes.
Depuis quelques épisodes déjà, on peut noter une maîtrise parfaite de la réalisation qui puise dans les palettes de couleurs le plus agréables qui soient. C’est doux et acidulé à la fois tout en regorgeant de détails . On peut chipoter sur la modélisation mais soyons objectifs, on est vraiment très loin de la statique de certains digital comics. Pour ma part, les objectifs sont en atteints tant on peut se délecter des environnements et du look des différents personnages. Les musiques sont absolument sublimes avec des passages symphoniques de toute beauté. La musique et guillerette et fait appel à une grande variété d’instruments : violons, cors, flûtes… Tout cela fait très Disney. On pestera en revanche sur la stabilité du jeu qui n’offre sur Switch que le minimum syndical : le framerate aux fraises et celles-ci son pourries. J’ai un peu de mal à comprendre ce qui a pu se passer car même si le jeu est plaisant, la Switch ne devrait avoir aucun mal à afficher tout cela les doigts dans le nez. Bon… Apparemment pas…
Dans un Atelier, on part à la recherche d’ingrédients et ce sont vos talents d’alchimiste qui font le rêve afin de créer ravitaillement et équipement. Le déroulement est assez classique avec des déplacements d’un point A vers un point B, des phases scénaristiques, des quêtes secondaires. Tout est diablement bien construit et le jeu encourrage le joueur à se lancer dans la suite de l’aventure. Le jeu est équilibré et se diffuse intelligemment aux rythmes de votre progression. Et plus on progresse, plus on veut débloquer de nouvelles recettes et des aptitudes. Il se forme un cercle vertueux qui emporte le joueur dans une aventure des plus variées (merci les abysses).
Notons enfin la présence du japonais qui est un vrai plus même si cela n’est clairement plus une surprise aujourd’hui pour cette licence.