MXGP 26

26
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Graphisme8.5
Animation7.7
Gameplay8
Bande-Son8.4
Intérêt8
8.1
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Après les années Milestone, la gestion de la licence officielle du Championnat du Monde FIM de Motocross reste confiée à l’éditeur français Nacon et aux équipes lyonnaises d’Artefacts Studio. Leur précédente tentative avec MXGP 24 avait montré des limites évidentes, notamment une physique trop raide et un manque de finition générale. Deux ans plus tard, le studio revient avec MXGP 26 pour faire évoluer sa proposition.

L’axe principal de cette nouvelle mouture repose sur le passage au moteur Unreal Engine 5 et sur une refonte des réactions physiques de la moto. Les développeurs ont tenu compte des retours de la communauté pour retravailler la formule. Néanmoins, changer de socle technologique demande souvent des ajustements importants qui ne portent pas tous leurs fruits immédiatement. Nous allons voir ce que propose cette nouvelle version et voir si les développeurs ont évité le hors piste.

La réalité du paddock sans artifice

Le jeu intègre la totalité de la saison 2026 avec ses 19 circuits internationaux. Les tracés officiels répondent présent, comme le sable de Riola Sardo en Sardaigne, la terre de Pietramurata en Italie ou le sol volcanique de Bariloche en Argentine. Le plateau regroupe les catégories MXGP et MX2, avec 16 motos officielles réparties chez 9 constructeurs tels que KTM, Yamaha, Honda, Kawasaki, Husqvarna, GasGas, Triumph, Fantic et Beta. Les pilotes officiels comme Romain Febvre, Jeffrey Herlings ou Kay de Wolf sont fidèlement intégrés.

Chaque week-end de course respecte le protocole réglementaire avec les essais, les qualifications et les 2 manches dominicales. Pour les passionnés qui suivent le championnat à la télévision, c’est un sans fautes

Garder l’équilibre, les 2 roues dans l’ornière

Dès les premiers tours de piste, on constate un comportement bien plus consistant que dans l’opus précédent. Le pilotage s’articule autour des 2 sticks analogiques de la manette Xbox. Le stick gauche gère la direction du guidon pendant que le stick droit contrôle la répartition du poids du pilote. Ce double maniement demande une réelle rigueur, car un mauvais placement du corps lors d’une relance déleste la roue avant ou provoque un tête-à-queue immédiat.

Par rapport aux anciens épisodes de Milestone ou aux productions plus permissives comme la série MX vs ATV, la sensation de masse s’avère plus tangible. Les suspensions travaillent de manière visible sur les compressions et les freinages d’urgence.

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Le véritable apport de cet épisode provient de la déformation dynamique du sol. Au fil des passages des motos, la terre se creuse et des ornières persistantes apparaissent sur la trajectoire. Bloquer sa roue avant dans un rail formé dans un virage permet de remettre les gaz tôt en sortie de courbe. Sortir de cette trace pour doubler expose immédiatement le pilote à un sol meuble et à un manque de motricité. La gestion des sauts et des scrubs fonctionne correctement et demande un bon timing à l’appel pour limiter le temps en l’air. Pour se faire la main, l’espace ouvert The Compound propose plusieurs kilomètres carrés d’entraînement libre très utiles pour travailler ses réceptions.

Cependant, le comportement des collisions reste le défaut majeur du pilotage. Les contacts entre machines à basse vitesse ou dans le premier virage manquent de naturel et génèrent des blocages rigides pénalisants. De plus, la tolérance sur certaines réceptions désaxées se montre trop punitive, projetant le pilote au sol sans lui laisser la possibilité de rattraper sa trajectoire.

Sous le carénage du moteur Unreal Engine 5

L’intégration du moteur Unreal Engine 5 modernise l’affichage global sur Xbox Series X. La console affiche un rendu propre avec une définition nette et une gestion convaincante de la lumière. La Xbox Series X maintient l’objectif de 60 images par seconde durant la majeure partie des courses, sauf durant les départs chargés où tous les pilotes sont présents, il y a quelques légères chutes.

La modélisation des 16 motos officielles est soignée. Les pièces mécaniques, les carénages, les suspensions et les échappements bénéficient d’un bon niveau de précision. Les projections de boue viennent recouvrir progressivement la machine ainsi que la tenue du pilote tout au long de la course. La nouvelle vue casque apporte également une perspective immersive à la 1re personne, très appréciable pour juger des aspérités du sol.

Le travail sur les animations du pilote progresse nettement. Le corps réagit de façon cohérente aux mouvements de la moto en dépliant la jambe dans les ornières ou en fléchissant les genoux sur les réceptions lourdes. Par ailleurs, si la piste et les machines ont reçu une attention évidente, les abords du circuit affichent des modélisations sommaires au niveau du public et de la végétation.

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Le chant des soupapes et la rumeur de la piste

Le son mécanique constitue un élément clé de l’immersion en motocross, et MXGP 26 montre des enregistrements plus fidèles que par le passé. La différence sonore entre les catégories est bien marquée. Les moteurs 450 cm3 4 temps produisent une sonorité grave et lourde qui accompagne les fortes accélérations. Les 250 cm3 de la catégorie MX2 adoptent une tonalité plus aiguë et rageuse qui monte rapidement dans les tours. Les détonations à la décélération et les bruits d’embrayage renforcent la crédibilité de la conduite.

Autour du circuit, l’ambiance des courses est bien retranscrite. On entend distinctement les clameurs des spectateurs, les cornes de brume et le bruit caractéristique des tronçonneuses d’encouragement sans chaîne tenues par le public au bord de la piste. Le mixage audio présente tout de même des lacunes. La spatialisation sonore au casque manque de précision pour situer exactement un concurrent qui tente un dépassement à gauche ou à droite.

Une trajectoire constructive pour la licence

MXGP 26 montre une évolution positive et mesurée pour la licence officielle. Artefacts Studio a su rectifier plusieurs faiblesses notables de sa précédente production pour offrir une expérience plus stable et plus intéressante, manette en main. L’utilisation de l’Unreal Engine 5 sert efficacement les priorités de la discipline. La déformation dynamique de la terre, les ornières persistantes et l’animation travaillée du pilote redonnent du crédit au pilotage. Trouver la bonne trajectoire et adapter sa vitesse procurent de réelles sensations mécaniques.

Le titre conserve toutefois des axes de progression évidents. Les contacts entre concurrents restent rigides, le mode carrière manque d’épaisseur hors de la piste, et des baisses de fluidité ponctuelles apparaissent lors des départs chargés. MXGP 26 propose une copie réussie, sérieuse et respectueuse de la compétition officielle. Le studio français pose des bases saines sur lesquelles la série va pouvoir continuer de progresser dans les années à venir.

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