Atomic Owl

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Graphisme7.5
Animation7.3
Gameplay7.6
Bande-Son7.5
Intérêt7.4
7.5

Le marché des productions indépendantes ne manque pas de propositions, et c’est dans ce paysage déjà bien rempli que Monster Robot Studios tente de lancer Atomic Owl, un action-platformer en 2D. On va voir comment le studio est parvenu à marier les exigences d’un platformer classique avec une structure de progression en rogue-lite.

La quête de la Lame Oméga

Nous incarnons Hidalgo Bladewing, un hibou guerrier bien décidé à récupérer son arme, la Lame Oméga, et il sera aidé par ses compagnons dans sa quête. Cette dernière a été dérobée par un boss nommé Void, qui profite de sa puissance pour corrompre les différentes zones du monde. Notre mission est de traverser les régions infectées pour corriger le coupable et récupérer notre butin.

Les dialogues sont rares et le lore se dévoile à travers les décors que l’on traverse. L’histoire remplit son office de prétexte pour nous pousser au combat, mais on manque d’information et de justification qui amènent à avancer dans le jeu, quelques moments narratifs supplémentaires auraient été les bienvenus.

Un gameplay nerveux qui laisse des plumes

Le jeu se concentre sur l’exploration de niveaux générés de manière procédurale et sur des combats en temps réel assez dynamiques. Hidalgo possède une panoplie de mouvement simple et efficace : saut standard, double saut, dash au sol ou dans les airs, et attaques directes au corps à corps. Les affrontements demandent un vrai sens du timing, car il faut analyser les patterns des mobs pour frapper au bon moment. En éliminant nos adversaires, on récolte de la monnaie que l’on peut ensuite dépenser dans des boutiques pour s’offrir des bonus de santé ou de dégâts.

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Si la prise en main s’avère agréable lors des premières sessions, le level design montre ses limites après 4 ou 5 heures de jeu. La génération procédurale a tendance à tourner en rond, et on a souvent l’impression de traverser les mêmes configurations de salles et d’obstacles. Les hitboxes manquent parfois de rigueur. Il m’arrive de subir des dégâts alors que l’animation du coup ennemi donnait l’impression d’être passé à côté.

Un plumage en pixel art stable

Le studio a clairement misé sur la nostalgie avec une direction artistique en pixel art qui rend hommage à l’ère des consoles 16 bits. Les 8 environnements affichent des thématiques variées, soutenues par des palettes de couleurs distinctes qui permettent d’identifier chaque biome d’un coup d’œil. Sur le plan technique, le jeu maintient un framerate stable à 60 fps tout au long de l’aventure et propose la fonctionnalité Play Anywhere ( un achat donne la version Xbox et PC).

Néanmoins la lisibilité des combats rencontre quelques soucis, dès que l’action s’intensifie, l’écran se retrouve vite submergé avec projectiles, effets de particules et chiffres de dégâts qui s’accumulent jusqu’à provoquer une véritable surcharge visuelle, certains décors d’arrière-plan arrivent à se confondre avec ceux du premier plan, rendant difficile le repérage d’Hidalgo et la distinction entre une plateforme sûre et un piège.

Le tempo des affrontements

Fidèle à l’esthétique 16 bits, le jeu opte pour des compositions électroniques aux effets rétro. La bande contribue bien à l’exploration et monte habilement en intensité lors des affrontements de boss. Les effets sonores, bien que discrets, remplissent leurs rôles.

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Le farm répété des premiers niveaux provoque une rotation en boucle et la redondance s’installe progressivement, au point qu’on se retrouve à baisser le volume de la musique dans les options pour ne conserver que les effets sonores indispensables à la survie.

Atterrissage contrôlé

Atomic Owl nous offre un jeu sympathique qui arrive à proposer un moment nostalgique. Le titre s’appuie sur des déplacements fluides et une prise en main immédiate qui rendent le premier contact agréable. L’optimisation technique reste stable et saura parler aux amateurs de rétrogaming.

Cependant, le jeu peine à maintenir le même intérêt sur la longueur. La faute à un algorithme procédural qui tourne en rond et à un manque de clarté visuelle dans les moments les plus chaotiques. Atomic Owl remplit son contrat pour de petites sessions d’action régulières, mais il lui manque un certain niveau de finition sur la précision des collisions et la lisibilité pour espérer rivaliser avec les valeurs sûres du genre.

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