Ghost Of Tsushima Director’s Cut

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Graphismes9.6
Animation8.6
Jouabilité8.2
Bande son9.5
Intérêt9.1
9

Si Samourai Shodown avait été un jeu d’aventure, il se serait sans doute appelé Ghost Of Tsushima tant on peut resentir l’influence et l’ambiance du jeu de SNK sur le petit bijou de Sucker Punch. Alors, pour être tout à fait correct, il faut qu’entre Sucker Punch et moi, le torchon brûle depuis des années. Je n’aime pas leurs jeux, que ce soit Sly Racoon ou encore moins Infamous. Mais là, il n’a pas fallu de nombreuses minutes pour avoir envie de prendre la plume et de commencer à rassembler mes idées encore claires en vue du test que vous êtes en train de lire. De par ces menus super complets et originaux comme par exemple le fait de pouvoir apposer un filtre façon vieux film de samourai, le jeu force le respect en proposant une multitude d’options.

La réalisation est folle. Dans les options, on me propose soit une meilleure résolution, soit un meilleur framerate. Ce choix n’est d’ailleurs disponible que pour les possesseurs de PS5, ils n’auront pas à choisir, ils auront les deux. Les décors sont organiques à l’extrème. Les effets d’éclairage en HDR vous donneront des frissons. Le niveau de détail est exceptionnel et il y a un grand soin apporté dans les animations de végétation. Le jeu m’avait impressionné à l’époque lors de sa présentation à l’E3 2018 et franchement, il n’y a pas le moindre downgrade à signaler. En fait, le jeu déçoit sans doute un peu lors de ses phases de combat si lourdes. Une approche plus Arcade et plus véloce aurait été un véritable plus pour ma part.

 

La version PS4 du jeu qui tournait sur PS5 était déjà une sacrée claque. De ce fait, ne vous attendez pas à une évolution de fou avec cette version Director’s cut. Rien avoir d’ailleurs avec un remaniement de l’histoire comme on aurait vu cela au cinéma avec des nouveaux plans séquences. Ici, il s’agit juste de l’ajoute d’un DLC qui vous emmènera sur l’île d’Iki. Le son spatial a été amélioré et la Dual Sense est cette fois-ci pris en compte. Le jeu tourne toujours en 60 FPS sauf les cinématiques qui restent en 30 FPS (sans doute un choix artistiques). En revanche, le jeu a encore gagné en finesse.

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Là où le bas blesse, c’est que les nombreux bugs sont toujours présents. J’ai ainsi du dépondre positivement à un duel lorsque j’étais sur un pont et je me suis retrouve 50 mètres plus bas, au fond du ravin car l’ennemi provocateur se trouvait là. Franchement, j’étais bien à l’abris sur le pont et il y avait moyen de l’éviter mais je n’avais tout simplement pas reçu l’information du positionnement de l’ennemi. Ca n’avait en tous cas au final aucun sens et il a fallu remonter tout en haut pour revenir sur le pont que j’ai emprunté avec mon cheval. Quelle mauvaise idée j’ai eu en tous cas de descendre du cheval, je me suis retrouvé bloqué car le canasson me bloquait le passage et l’exiguïté du pont bloquait le cheval qui s’est positionné en travers. Bref, j’ai du sauté du pont. On passera les problèmes de Z-Buffer qui créent des collisions croquignolesques. Les ennemis sont aussi parfois vraiment très bêtes et se retrouvent parfois en mode freeze.

 

S’il est clair donc que Ghost Of Tsushima n’est pas parfait mais il est tout aussi clair que le jeu force le respect sur plein des points. La végétation brassée par le vent est incroyablement variée. On retrouve des fleurs de toutes les couleurs qui créent des environnements vraiment légendaires. Et puis qu’on parle du vent, celui-ci sera votre guide, tel un GPS, dans l’aventure, une vision moderne dans son idée mais qui fonctionne vraiment bien avec la direction artistique et la poésie de Ghost Of Tsushima.

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Outre la répétitivité des missions malgré l’ajout de l’île d’Iki qui propose avec bonheur une ambiance bien distincte du reste de l’aventure, il faut malheureusement avouer que ce remaniement n’a au final pas grand chose à offrir, la faute à une version PS4 qui tournait déjà divinement bien sur PS5. Le jeu sur PS5 est donc à réserver aux puristes ou à ceux qui n’y ont pas encore joué. C’est un must buy, assurément, et je dirais que les quelques écueils sont tout de même rapidement éteint pas la possibilité d’upgrader sa version PS4 à petit prix. Voyez donc cela comme un DLC, c’est sans doute une appellation plus honnête que « Director’s Cut » vu que le remaniement est quand même très limité. Sans doute aurait-on du plutôt parler de GOTY.

 

 

L’île d’Iki est en tous cas plus agréable à parcourir que l’île de Tsushima car elle est plus petite et qu’on a pas l’impression de s’empêtrer dans de trop grandes étendues sans construction narrative réelle. Les développeurs ont été obligés de condenser action et narration et c’est franchement nettement plus agréable à jouer.

 

En bref, même si la maîtrise n’est pas totale, on pensera au viel adage « qui aime bien châtie bien » car à force de viser l’excellente, Ghost Of Tsushima attire l’oeil un peu trop facilement sur les défauts qui sont quand même présents et donc regrettables au vu des ambitions du titre. Heureusement, avec tant d’efforts, le pardon n’est jamais loin.

 

 

 

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